bizarre

Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 19:51

IRL

Ces dernières semaines, on a pu voir un phénomène étrange dans nos villes. Des gens hagards, très pâles, qui errent dans les rues, l’air de ne pas vraiment savoir où ils sont.

Je suis sûre qu’en réfléchissant bien, vous verrez ce que je veux dire.

Ils ont en général entre 20 et 30 ans, habillés de t-shirts humoristiques et de bonnets à pompons, sans manteau malgré le froid glacial. Leur caractéristique principale est un faux-air de vampire, de ne pas avoir vu le jour depuis longtemps.

Ils lèvent les yeux vers le ciel bleu, donnant l’impression de le voir pour la première fois.

Dans les rayons des supermarchés, ils déambulent sans but, leur petit panier à la main, et tâtent les légumes comme s’ils ont du mal à croire que ce genre de choses existe vraiment, et finissent par acheter des pizzas surgelés et du soda.

Ils ont un tic assez bizarre : leur index tendu s’agite sans cesse dans l’air comme pour appuyer sur quelque chose.

Si on essaye de leur parler, leurs discours est plutôt incohérent, émaillé de références obscures et de citations en anglais.

Leur apparition soudaine m’a vraiment posé problème. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Que font-ils parmi nous ?

J’ai suffisamment été nourrie de littérature et de science-fiction pour avoir pensé à tout un tas d’hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres (je reste moi, hein, ne m’en voulez pas).

Une invasion d’extra-terrestres mal à l’aise dans leur faux corps humain ?

Les cobayes d’une démoniaque expérience de l’armée ?

Des électeurs de l’UMP tenus prisonniers pendant 5 ans ?

Une nouvelle secte dangereuse ?

Des terroristes entraînés à enclencher un détonateur ?

Un big bang mystérieux ayant entraîné l’émergence d’une nouvelle race ?

Et puis la réponse m’est venue, évidente, en en voyant un éclater en sanglots devant la vitrine de la FNAC : ce sont les petits geeks, que la fermeture de Megaupload a jetés violemment dans la vie réelle, la vie où les bons mots ne sont pas accompagnés de rires enregistrés, la vie où il ne fait pas toujours 28°, la vie où un minimum de compétence sociale est exigé pour exister.

Ils tentent vaillamment de se réacclimater, mais visiblement c’est difficile.

Heureusement pour eux, des solutions alternatives ont vite vu le jour, leur méthadone à eux : pas aussi bien qu’avant, mais ça fera l’affaire.

Profitez pour les observer pendant qu’on les voit encore dehors, en plein jour. Car sous peu, ils auront réintégré leur habitat naturel : devant leur ordinateur, à mater des séries en se faisant livrer des pizzas.

 

 

Par charlie - Publié dans : bizarre
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 22:03

Il y a environ 4 ans, un nouveau couple a racheté le bar-tabac près de chez moi. J’ai bien regretté les propriétaires précédents : souriants, ouverts, toujours un mot gentil.

Ceux-là, ce sont des machines, des robots. Ils sont ouverts du lundi au samedi de 7h30 à 20h30, et le dimanche jusqu’à 13h.  Ils ne prennent jamais de vacances, et ouvrent la plupart des jours fériés.

C’est cool, me direz-vous. Ça pourrait l’être s’ils avaient un minimum de caractéristiques qui les identifient pour de bon comme humains. Ils ne sourient jamais. Ce sont des machines, des robots. Aussi bien imités que les répliquants dans Blade Runner. Je me suis persuadée au fil du temps que le soir venu, quelqu’un appuie sur un bouton et ces deux-là se figent jusqu’au lendemain.

A chaque fois que j’allais m’acheter un paquet de cigarettes, je guettais pour voir s’ils laissaient échapper un indice, ou si une égratignure laissait voir des circuits imprimés sous la peau.

En vain…

Et puis voilà que l’autre fois, je tends un billet de 20€ pour payer, et le gars m’annonce 11,30€. Je gratte dans le fond de mon porte-monnaie et je rajoute une pièce de 2€, une pièce de 0,20€ et une pièce de 0,10€, histoire de récupérer un billet de 10€ au lieu d’un tas de monnaie.

Il a hésité un moment, clignant des yeux, et je me suis dit « Ha, le robot a un bug, il essaye de relancer le programme ».

Et il me rend un billet de 10€ et deux pièces de 1€. Soit 1€ de trop (je précise pour les nuls en calcul mental).

Moi j’ai été élevée avec l’idée qu’on ne vole pas les gens (bien qu’aucune précision ne m’ait jamais été donnée sur les robots, lacune éducative que je pourrai reprocher à mes parents la prochaine fois qu’ils me gonflent), alors je lui ai rendu une pièce.

Et là…miracle…alleluia… IL A SOURI !!!!

Un vrai sourire, la totale : les lèvres qui remontent largement au-dessus des dents et qui s’étirent haut vers les oreilles. Un pétillement dans les yeux.

Après 4 ans, un truc comme ça, ça m’a remuée, vous imaginez bien. Ils seraient humains en définitive ? Capables d’émotions et d’expressivité ? Waouh !!!

Et puis, le lendemain, j’ai vu un reportage sur les progrès technologiques de la robotique, et les succès dans tout ce qui concerne l’imitation. De plus en plus on crée des machines capables de se rapprocher de l’humain et de l’imiter à la perfection.

Et le doute est revenu.

Hier, la femme m’a fait un clin d’œil suspect. Ils savent que je sais ! Et je sais qu’ils savent que je sais. Peut-être même qu’ils savent que je sais qu’ils savent que je sais, allez savoir !

Depuis le temps qu’on me le dit, il est vraiment temps que je me décide à arrêter de fumer. Si ça se trouve, après le rachat de tous les magasins de sacs par les chinois, tous les bars-tabacs sont aux mains d’une confrérie de Cyborgs.

Il faudrait une nouvelle mention d’avertissement sur les paquets de cigarettes « Fumer augmente considérablement le risque de rencontrer Terminator ».

Je passe dans la clandestinité et j’organise la lutte.

 

Par charlie - Publié dans : bizarre
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 19:44

Il y a un truc qui m’épate toujours dans les films. Au début, on voit un gus (généralement beau gosse, ça aide) qui est poursuivi par des méchants : aliens, CIA, KGB, terroristes, assassins (rayez les mentions inutiles). Il rencontre une nana (plutôt pas mal faite elle aussi, sinon où serait l’intérêt d’aller au cinoche ?) et lui explique ses problèmes.

Et PAF ! en 2 coups de cuillère à pot, la nana le croit, décide de l’aider, casse son livret A pour lui, et, bien souvent, finit dans son plumard. Nous, spectateurs, nous savons que le type dit la vérité. Mais pas elle, elle n’a pas vu le début du film, elle était au maquillage. Elle croit donc ce qu’il lui raconte sans aucune preuve. C’est fou, non ?

Sincèrement, dans la réalité, quelqu’un vous aborde et vous demande de le cacher chez vous parce que le FBI veut sa peau en raison d’un document ultra-confidentiel sur lequel il est tombé par hasard en ramassant une enveloppe dans le métro, et que depuis 2 mois il parcourt la planète en essayant de sauver sa peau ; vous le croyez et vous le cachez ?

Ou vous faites le 18 pour le faire interner d’urgence ?

On est bien d’accord, vous avez tendance à opter pour la 2e solution.

C’est pourquoi  je vais vous demander beaucoup d’indulgence quand vous allez lire la prochaine phrase, et vous supplier de NE PAS APPELER les secours, je vais parfaitement bien, je suis en pleine possession de mes facultés mentales.

Ma voiture est hantée.

Voilà, c’est dit.

Depuis 2 jours, un fantôme a pris possession des lieux et refuse de lâcher. Inattendu, n’est-il pas ? On savait les spectres friands des maisons, mais progrès oblige, les voilà amenés à s’en prendre aux véhicules.

C’est sans doute le premier cas répertorié, un honneur dont je me serais aisément passée, je dois l’avouer.

Quand j’ouvre la portière, elle se met à faire des bruits de claquements, et les lumières intérieures clignotent à toute vitesse, on croirait un mauvais trip  techno sous acide. Quand je referme la porte, les vitres se baissent. Quand je bloque le volant, le voyant de l’alarme se met à clignoter. Quand je verrouille tout, les vitres s’ouvrent de nouveau et le klaxon émet un faible bruit.

C’est assez flippant.

Il parait que les fantômes se manifestent quand ils ont un message à faire passer aux vivants ou quand il sont morts sans que quelque chose ait été réglé (la note du gaz, leur assassin, l’emplacement du trésor de Rackham le Rouge…).

Ouais, ben moi je n’ai pas envie de m’amuser à essayer de décoder des messages d’outre-tombe dans le langage des vitres électriques ou le tac-tac de la fermeture centralisée ! Avec le bol que j’ai, c’est le fantôme de Khadafi qui hante ma Skoda et il va me demander  de zigouiller tous les américains avant de me foutre la paix. Bordel de crotte de flûte de zut !

Je ne peux même pas me dire que je vais revendre la voiture en douce, ni vu ni connu, et refiler le bébé à quelqu’un d’autre. Qui va m’acheter un véhicule aux vitres animées d’une vie propre en plein hiver ? Personne !

D’autant qu’avec la chance que j’ai, Khadafi serait capable de me suivre et de s’installer dans la nouvelle voiture.

Fuck !

Comme il faut bien faire quelque chose, j’ai pris RDV au garage pour « réparer » tout ça. Je me dis que l’ectoplasme va peut-être se dire « oh, la grosse nullarde, elle n’a même pas pigé qu’elle est dans une situation à la M. Night Shyamalan, et qu’elle a une mission » et qu’il va foutre le camp pour aller hanter un vélo, une trottinette ou un 35 tonnes.

J’espère juste que le garagiste ne va pas avoir droit à des manifestations terrifiantes pendant la réparation (le fantôme risque de croire à une espèce d’exorcisme version 21e siècle et tenter de résister), du genre chalumeau qui s’allume tout seul et pont qui se baisse brutalement, ou pneus qui se mettent à tourner sur eux-mêmes en hurlant « GONFLE-MOI ! ».

D’une la facture risque d’être salée si je dois rembourser tout un tas de matos endommagé. Et de deux j’aimerais bien éviter d’avoir à fournir des explications.

Mais je ne peux pas le prévenir du risque, n’étant pas une bimbo hollywoodienne à gros seins, il ne me croira pas et je me retrouverai à l’asile.

Vous n’entendrez plus jamais sonner une alarme de voiture en pleine nuit sans un léger frisson…

 


Par charlie - Publié dans : bizarre
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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 10:30

En règle générale, je ne mets pas le nez dans la partie « statistiques » de ce blog.

Déjà, on ne peut pas dire que ça m’intéresse au plus haut point de savoir que le 2 avril, tel billet a été lu 22 fois et tel autre 79 fois (d’autant que le fait que quelqu’un ait ouvert cette page ne signifie pas qu’il l’a lue). Et, de plus, de voir ce genre d’image ne m’avance pas à grand-chose !

chart.jpg

Par contre, ce qui me fait marrer, c’est la partie qui recense les requêtes Google ayant mené à mon blog.

La plupart du temps, ce sont des requêtes bien innocentes, la plus tapée étant « mauvaise humeur ». Il y a aussi pas mal de requêtes « copine radine », « enfants terribles »…

Sans-titre-2.jpg

Rien de bien méchant, pas vrai ?

Parfois, ça devient un peu plus bizarre, comme cette requête de la semaine dernière « monsieur éléphant se plaint et explique au pharmacien dans ». Là, je commence un peu plus à me demander pour quelle raison ce genre de requête amène à mon blog !

Dans les requêtes de cette dernière quinzaine, il y aussi « meubles carambar », « la mauvaise humeur fille 9,5 peut elle venir des hormones », « enfant se plaint de mains molles ». On peut se demander pourquoi quelqu’un taperait « meubles carambar » sur Google, mais bon…

D’autant que quand moi je tape les mêmes requêtes dans Google, je n’arrive JAMAIS sur mon blog.

Mais la championne absolue des dernières requêtes reste « introduire sardine anus chien ».

Alors là, Google, tu charries quand même ! Mince, c’est un blog respectable ici ! On n’introduit pas de sardines ou quoi que ce soit d’autre dans les anus de quiconque. J’ai un certain standing, en dépit de mes allures parfois un peu trop hurluberluesques. Et puis, je n’ai pas envie de recevoir une visite vengeresse de Brigitte Bardot.

Je le clame donc haut et fort : aucune sardine n’a jamais été blessée pendant l’écriture de ce blog !

Par charlie - Publié dans : bizarre
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Dimanche 6 mars 2011 7 06 /03 /Mars /2011 13:13

Le printemps s’annonce, tranquillement. Des bourgeons qui sortent, des oiseaux qui chantent, des journées ensoleillées… on supporte encore largement une petite laine, mais on le sent bien, il arrive.

Et avec lui, ce phénomène étonnant, exclusivement printanier : la réapparition inattendue des ex.

Oui, l’ex n’est pas une plante annuelle, mais, à l’instar de la jacinthe ou du crocus, un bulbe de printemps.

Il a passé l’hiver bien au chaud, enfoui dans ses certitudes, et pointe le bout de son nez aux premiers jours de mars. Il sent la sève qui monte, et cherche désespérément où il pourrait bien planter son poireau.

L’homme étant par essence calculateur, feignant et avare, il se dit qu’à défaut de trouver un nouveau lopin de terre accueillant qui va lui coûter cher en resto, ciné et bars, sans garantie de résultat, il peut tout aussi bien jeter son dévolu sur ce terreau certes déjà utilisé mais connu.

Certains vont faire défiler toutes les parcelles de terre de leur répertoire téléphonique jusqu’à en trouver une suffisamment conne gentille pour les accueillir à nouveau, en attendant mieux (pour ce type-là, il serait bon que les ex, au lieu d’être ennemies jurées se concertent pour mieux déjouer ses pièges).

D’autres vont soudain se mettre à évoquer une ex précise, avec des trémolos dans la voix, en se disant que ce bon terreau riche et doux n’était pas si mal en fin de compte, et que ça vaut le coup de retourner le travailler à pleines mains.

Par contre, ils ne savent pas trop comment faire pour que la parcelle comprenne bien qu’il ne s’agit pas d’un bail de 99 ans, mais juste d’une plantation pour une saison. Ils savent bien que nous avons grandi avec le mantra « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants », et flippent que nous mettions soudain des haies impénétrables autour du potager, et des cloches au-dessus d’eux, les empêchant ainsi de ressortir et d’aller fertiliser ailleurs.

Mais si on leur dit que le simple fait de venir bêcher un peu, de retourner les mottes pour aérer la terre et la rendre plus hospitalière pour de futures plantations est largement suffisant à notre sens, ils s’offusquent, se vexent. Ils se rêvaient princes charmants se débinant au bout de quelques semaines, laissant derrière eux une terre aride, désolée. Mais voilà qu’on leur signifie qu’on veut bien le poireau, mais pas le jardinier, et ils pleurnichent.

Ils seraient temps qu’ils réalisent que si Cendrillon nous a fait rêver enfant, leurs congénères nous ont bien vite remis les pieds dans la gadoue de la réalité. Nous savons toutes que le prince charmant existe, mais qu’il est forcément gay. Et donc, en bonnes jardinières du 21e siècle, nous savons séparer le bon grain de l’ivraie.

 

Dédicace à Camagnol

Par charlie - Publié dans : bizarre
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Lundi 21 février 2011 1 21 /02 /Fév /2011 19:23

Des fois, je me demande si les gens réfléchissent 2 minutes quand ils choisissent le prénom de leur enfant.

On a tous en mémoire l’affaire de la petite Mégane Renault qui avait défrayé la chronique. Mais mis à part l’association rigolote entre le nom et le prénom, il n’y a pas de quoi fouetter un chat.

Parfois, les pauvres gosses se retrouvent affublés de prénoms parfaitement ridicules.

Comme cette petite fille appelée Clitorine… Non mais franchement !

Soit ces parents-là sont tellement cons qu’ils ne se rendent même pas compte qu’ils préparent une vie entière de quolibets et moqueries à leur progéniture, soit le fœtus a été tellement pénible in-utero que les parents ont décidé de se venger de la façon la plus vile qui existe.

Ou alors ce sont des sadiques qui tirent une jouissance extrême à  voir leur gamin se décomposer et devenir écarlate à chaque fois qu’il doit avouer qu’il s’appelle Tarzan ou Yann-Solo.

La palme 2011 du prénom à la noix revient sans conteste à cette petite égyptienne qui vient de naître et que ses parents ont décidé de prénommer Facebook. Si, si, c’est vrai ! Je n’invente rien. La preuve :

link

Pauvre petite…

Et le pire, c’est que plus tard, elle ne pourra même pas s’inscrire sur Facebook ! Si vous essayez d’ouvrir un compte avec Facebook dans le champ prénom, on vous répond « Our automated system will not approve this name ».

La loose !!!

Par charlie - Publié dans : bizarre
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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 21:59

J’ai un aveu à vous faire, mais il faut me promettre de ne pas l’ébruiter, c’est un peu la honte.

J’aime pas le chocolat.

Voilà, c’est dit. (j'entends d'ici le bruit des doigts sur les téléphones pour effacer mon numéro, je ne suis plus fréquentable)

Ce n’est pas tout à vrai, d’ailleurs. En réalité, je n’aime pas le chocolat noir. Je n’aime que le chocolat au lait et le chocolat blanc. Oui, c’est bon les puristes, pas la peine de grogner dans votre coin, on me l’a suffisamment répété : le chocolat blanc N’EST PAS du chocolat. Et le chocolat au lait non plus disent les ultra-puristes. Ce qui tend à prouver que je n’aime pas le chocolat en fait. On tourne en rond, là.

Et encore, quand je dis que j’aime le chocolat au lait et le chocolat blanc, la triste réalité c’est que si j’en mange une ½ tablette de chaque par an, c’est le grand maximum.

Je ne ferai jamais partie de la grande confrérie féminine qui bave devant un chocolat, c’est comme ça.

Je ne bave pas non plus devant la vitrine d’une boulangerie, et c’est rare que je prenne un dessert au resto.

On m’a souvent dit que je ne suis pas une vraie fille, et c’est bien triste.

Et vu que je n’aime ni le café, ni la bière, ni le foot, je ne suis pas non plus un garçon manqué.

Mais alors je suis quoi ?????

Par charlie - Publié dans : bizarre
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Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 13:22

Alors que je vaquais tranquillement à mes occupations dominicales, une question à la con m'a traversé l'esprit : les pompes funèbres font des soldes ?



Par charlie - Publié dans : bizarre
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Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 12:17

J’adore dormir. En fait, c’est même ma deuxième activité favorite après… une autre activité que, bon, je vais éviter de nommer ici.

J’adore ce moment où, enfin, je me glisse sous ma couette avec un bouquin, et que je me pelotonne, bien au chaud.

Le seul problème, c’est que je rêve. Et que je me souviens de mes rêves. En règle générale, mes rêves sont très cons.

Celui de la nuit dernière valait le détour.

J’arrivais, en bateau, au Québec. J’étais censée me rendre dans une ville au nom à coucher dehors, genre Sassquatichek, ce qui représentait un périple de plusieurs milliers de kilomètres (ne cherchez pas la logique géographique, hein !). J’avais réservé, car je suis prévoyante, une voiture confortable. Seulement voilà, plus de voiture disponible. Même dans les rêves, les loueurs de voitures sont pénibles. A la place, on me proposait un genre de minibus, pour plus cher. Heureusement, un type était là, qui cherchait aussi à se rendre à Sassqua-bidule. Et nous décidions de partager les frais, le minibus et la conduite.

Le souci c’est qu’à chaque fois que nous nous arrêtions (ce qu’il fallait faire souvent, les routes n’étaient que des chemins boueux le long d’un fleuve, où le minibus s’enlisait tout le temps), des gens demandaient la permission de monter et de faire la route avec nous. Bon.

Je dois avouer que ça commençait à me gonfler ! Je serais bien restée en tête-à-tête avec le type. Et la mémé que nous avions embarquée à un des arrêts était plutôt pénible, en plus.

A un moment, elle s’est mise à réclamer à aller aux toilettes, d’une voix geignarde. Nous nous sommes donc arrêtés au beau milieu de nulle part. Un splendide immeuble très moderne se dressait là. Mais il était fermé à clé. Heureusement, un type monté dans le minibus à l’arrêt précédent réussit à trouver une porte sur le côté.

Et voilà que par cette porte sort Marion Cotillard (je ne fréquente pas n’importe qui, moi !) qui se lance dans un french-cancan endiablé, pour le plus grand plaisir de la foule. Parce qu’à ce stade, nous étions une bonne centaine dans le minibus.

Je n’en suis pas fière, mais je dois reconnaître que j’étais un peu jalouse de Marion, et je boudais dans mon coin.

Et je m’aperçois qu’au premier étage de l’immeuble vivent deux chimpanzés femelles très sympas, genre les pubs Omo.

Avec mon sourire et quelques câlineries, j’ai obtenu qu’elles cuisinent une succulente omelette pour nourrir les voyageurs (qui c’est la meilleure, hein ?).

Et je me suis réveillée. Sans avoir eu le temps de goûter à l’omelette. Ni de savoir pourquoi tout le monde voulait impérativement se rendre à Sasstruc.

Je me demande dans quelle mesure il ne serait pas temps d’aller me faire soigner !

 

capute-cocci-fou2.gif

Par charlie - Publié dans : bizarre
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Mercredi 9 février 2011 3 09 /02 /Fév /2011 18:22

C’est l’histoire d’une fille. Plutôt gironde la gosse. Elle vivait dans un petit pavillon tranquille d’une banlieue calme, avec son père cheminot et sa mère infirmière en gériatrie. La vie s’écoulait gentiment. La gamine devenait peu à peu une jeune fille rêveuse.

Mais un jour, sa mère, usée par tous ces petits vieux qu’elle voyait mourir, tomba sous la coupe d’un gourou et se barra pour vivre dans une secte.

Pendant quelques mois, son père sombra dans une intense dépression. Pour son anniversaire ses potes lui offrirent une inscription sur Meetic. Il rencontra une pharmacienne divorcée avec 2 filles. Peu après, toutes trois vinrent s’installer dans le petit pavillon, qui ne comptait que trois chambres, et la cohabitation était difficile.

Alors la belle-mère s’arrangea pour inscrire la gamine à la fac de Saint-Denis, et l’envoya vivre dans un studio miteux de la cité des Francs-Moisins. Et sous prétexte de lui apprendre la vie, exigea qu’elle subvienne elle-même à ses besoins. Le père, abruti d’antidépresseurs, ne réagit même pas.

 Commença alors une véritable descente aux enfers. Toute la journée la gamine suivait ses cours, et sitôt le soir venu s’en allait faire des ménages dans les bureaux de la Tour Pleyel. Elle avait tout juste de quoi manger, et encore pas tous les jours. Elle était exténuée, et maigrissait à vue d’œil. Elle vivait la peur au ventre, car rentrant tous les soirs à plus d’une heure du matin, elle devait passer devant les bandes de racailles désœuvrées pour aller chez elle.

Elle faisait peine à voir, la pauvre. Peu à peu, elle sombra dans l’anorexie, et se mit à gober diverses pilules pour tenir le coup.

La seule chose qui la maintenait à flot était son amour de la danse. Elle rêvait de faire partie d’une troupe.

Et pendant ce temps, ses « sœurs » menaient grand train grâce aux bénéfices de la pharmacie, et faisaient leurs études à la Sorbonne.

Un jour qu’elle était venue rendre visite à son père, elle apprit en écoutant les 2 filles qu’elles avaient pour projet de se rendre dans la boîte de DJ Marcel sur les Champs, la boîte la plus hype de Paris. Elle proposa de les y conduire dans la voiture de son père. Les 2 autres n’ayant pas leur permis, elles sautèrent sur l’occasion d’éviter un long trajet en RER.

Une fois à la boîte, DJ Marcel annonça qu’il faisait un casting à partir de minuit pour recruter une danseuse topless, que les candidates devaient venir se présenter à son bureau à l’étage. En fait, la première partie du casting consistait à lui faire une pipe d’enfer.

Notre pauvre gamine avait dû plus d’une fois faire preuve de gentillesse envers les dealers de Saint-Denis pour se procurer ses cachets, et avait donc acquis une certaine expérience dans ce domaine.

Le prince de la nuit parisienne lui demanda de revenir le lendemain à partir de 23h30, pour faire ses preuves en direct, devant les clients

La gamine était découragée, elle était crevée, avait encore une montagne de  devoirs à faire et les révisions pour les partiels, et se demandait où trouver l’énergie pour danser une partie de la nuit.

Elle se rendit chez son dealer préféré, un mec sympa qui ne lui avait jamais demandé de faveurs sexuelles, et qu’elle soupçonnait d’être homo. Il lui refila une panoplie de cachetons variés quand elle lui expliqua son problème. Il accepta même de lui prêter son scooter pour qu’elle ne soit pas coincée si elle sortait de la boîte après le dernier métro.

« Mais », lui dit-il, « tu dois absolument être revenue avant 3h, c’est l’heure où les keufs font leur ronde dans le quartier, et j’ai pas d’assurance pour le scooter. Faudrait pas que tu te fasses choper avec ».

Comme il savait que si elle décrochait le job, elle aurait du fric pour lui acheter de la dope, il lui proposa également de lui filer un peu de pognon pour aller s’acheter un chouette string et des cache-tétons à paillettes.

A l’heure dite, la gamine était à la boîte, et chargée d’amphèts comme elle l’était, mit le feu au dancefloor avec ses déhanchements lascifs et ses poses suggestives.

Soudain, alors que DJ Marcel lui mettait la main au string dans les coulisses, elle s’aperçut qu’il était presque 2h30, et qu’elle devait filer si elle ne voulait pas avoir d’ennuis avec le scooter.

Sans perdre une seconde, toujours en string, elle sortit de la boîte et enfourcha le scooter direction Saint-Denis.

DJ Marcel, échauffé par leur séance de frotti-frotta, et voyant que tous les mâles de la boîte étaient plus ou moins en érection suite à sa prestation, n’entendait pas la laisser s’échapper comme ça, et la suivit dans sa BMW flambant neuve. Il savait juste qu’elle habitait Saint-Denis, mais rien de plus. Après des heures à tourner dans les cités, il finit par tomber sur quelqu’un qui la connaissait et qui put lui donner son adresse.

Au petit matin, il frappa chez elle. Elle ouvrit, abrutie des somnifères qu’elle avait pris, la chevelure en pagaille et le mascara dégoulinant. DJ Marcel demanda qu’elle le prît en bouche pour vérifier qu’il s’agissait bien d’elle.

Et il l’emmena dans sa BM.

Ils vécurent heureux, se firent plein de fric, mais n’eurent pas d’enfants, l’anorexie lui ayant bousillé les ovaires.

 

Par charlie - Publié dans : bizarre
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