Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 20:34

On pourrait croire qu’en étant enseignante, les vacances c’est mon truc. Ben non.

Pour être plus exacte, j’aime les vacances, mais les vacances ne m’aiment pas.

Les vacances sont sournoises. Elles me laissent toujours faire l’aller en toute sérénité, sans incident notable.

C’est après que ça se gâte. Généralement, il y a un truc qui coince et qui fait que ça tourne mal, voire très mal. Pendant longtemps, toutes sortes de poisses me tombaient dessus pendant le séjour.

Et là, vous vous dites « oh l’autre, faut qu’elle arrête de jouer sa pleureuse, la mère la poisse et toussa ».

Pourtant, je vous assure que je n’exagère pas !

Vous voulez des exemples ?

Déjà, les gosses. Rien de tel que les gosses pour foutre en l’air des vacances. C’est d’ailleurs étonnant qu’on n’en trouve pas plus attachés à des arbres sur la route des vacances. Il faut être honnête, un chien a moins de capacités à vous gâcher les vacances qu’un gosse !

Un gosse, ça tombe, ça s’ouvre, c’est malade… De préférence quand vous êtes à un minimum 50 kms de l’hosto le plus proche, et de nuit. Sinon, c’est moins marrant.

Les miens m’en ont tellement fait que je suis en mesure d’écrire un guide Michelin des hôpitaux de France.

C’est vraiment génial de passer 15 jours au bord de la mer avec un gamin qui ne peut pas mettre le pied dans l’eau pour cause de : sutures, entorse, allergie cutanée, bronchite (en août, merde alors !)…

Une solution sympa peut-être de partir en vacances sans les gosses.

Mais même là, c’est la cata. En 2005, j’ai gagné un super séjour de la mort qui tue : 10 jours tous frais payés à Miami. Il y a pire, non ?

Sauf que quand on s’appelle Charlie, on se prend un ouragan dès le lendemain de l’arrivée (bien plus costaud qu’annoncé, le vilain ouragan), on survit pendant 3 jours avec du pain de mie et une bouteille de ketchup, on rentre à 18h tous les jours pour cause de couvre-feu (à Miami ! la ville qui vit la nuit !). Et on met 28h à regagner ses pénates pour cause d’avion en retard, qui atterrit dans la mauvaise ville, d’errance pendant des heures avant de trouver un nouvel avion pour Paris, de bagages disparus et de dernier train pour l’Auvergne parti.

Après ce genre d’expériences, évidemment, je me suis méfiée.

Mais les vacances n’allaient pas en rester là, et ont alors déployé toute leur fourberie.

Depuis 3 ans, le trajet se passe bien, les vacances se passent bien. C’est le retour qui tourne au vinaigre.

2008 : 1 semaine dans le Lot, un pneu qui éclate sur l’autoroute au retour, sous une pluie battante, dans un virage après le péage. Mes mômes patientent dans les chardons en attendant la dépanneuse. Et bien sûr, étant à moins de 50 kms de mon domicile, l’assurance ne prend rien en charge.

2009 : 5 jours à Montpellier, je passe à la limite de la panne d’essence parce que pas de station sur quelque chose comme 80 kms. C’est bon à savoir, pour la prochaine fois…

2010 : une semaine en Bretagne, la vitre conducteur qui lâche à 200 kms de la maison, et obligée de faire le reste du chemin à me les geler, vitre ouverte, sans dépasser 100km/h pour cause de grand vent.

La seule solution qui me reste, c’est de partir mais ne pas revenir. Sauf que là ça ne s’appelle plus des vacances, mais un déménagement.

Je vais donc, telle Pénélope, consacrer désormais mes congés à la broderie, en attendant que mes proches rentrent de vacances et me racontent leurs aventures fabuleuses aux 4 coins du monde…

Par charlie - Publié dans : mésaventures
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