Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 12:17

J’adore dormir. En fait, c’est même ma deuxième activité favorite après… une autre activité que, bon, je vais éviter de nommer ici.

J’adore ce moment où, enfin, je me glisse sous ma couette avec un bouquin, et que je me pelotonne, bien au chaud.

Le seul problème, c’est que je rêve. Et que je me souviens de mes rêves. En règle générale, mes rêves sont très cons.

Celui de la nuit dernière valait le détour.

J’arrivais, en bateau, au Québec. J’étais censée me rendre dans une ville au nom à coucher dehors, genre Sassquatichek, ce qui représentait un périple de plusieurs milliers de kilomètres (ne cherchez pas la logique géographique, hein !). J’avais réservé, car je suis prévoyante, une voiture confortable. Seulement voilà, plus de voiture disponible. Même dans les rêves, les loueurs de voitures sont pénibles. A la place, on me proposait un genre de minibus, pour plus cher. Heureusement, un type était là, qui cherchait aussi à se rendre à Sassqua-bidule. Et nous décidions de partager les frais, le minibus et la conduite.

Le souci c’est qu’à chaque fois que nous nous arrêtions (ce qu’il fallait faire souvent, les routes n’étaient que des chemins boueux le long d’un fleuve, où le minibus s’enlisait tout le temps), des gens demandaient la permission de monter et de faire la route avec nous. Bon.

Je dois avouer que ça commençait à me gonfler ! Je serais bien restée en tête-à-tête avec le type. Et la mémé que nous avions embarquée à un des arrêts était plutôt pénible, en plus.

A un moment, elle s’est mise à réclamer à aller aux toilettes, d’une voix geignarde. Nous nous sommes donc arrêtés au beau milieu de nulle part. Un splendide immeuble très moderne se dressait là. Mais il était fermé à clé. Heureusement, un type monté dans le minibus à l’arrêt précédent réussit à trouver une porte sur le côté.

Et voilà que par cette porte sort Marion Cotillard (je ne fréquente pas n’importe qui, moi !) qui se lance dans un french-cancan endiablé, pour le plus grand plaisir de la foule. Parce qu’à ce stade, nous étions une bonne centaine dans le minibus.

Je n’en suis pas fière, mais je dois reconnaître que j’étais un peu jalouse de Marion, et je boudais dans mon coin.

Et je m’aperçois qu’au premier étage de l’immeuble vivent deux chimpanzés femelles très sympas, genre les pubs Omo.

Avec mon sourire et quelques câlineries, j’ai obtenu qu’elles cuisinent une succulente omelette pour nourrir les voyageurs (qui c’est la meilleure, hein ?).

Et je me suis réveillée. Sans avoir eu le temps de goûter à l’omelette. Ni de savoir pourquoi tout le monde voulait impérativement se rendre à Sasstruc.

Je me demande dans quelle mesure il ne serait pas temps d’aller me faire soigner !

 

capute-cocci-fou2.gif

Par charlie - Publié dans : bizarre
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