Partager l'article ! Mamma mia ! 2e épisode: Il y a quelques jours, nous, les femmes actives, avons bien rigolé sur le dos des mères au foyer indignes. Une minorit ...
MAUVAISE HUMEUR
et si ça ne vous plait pas, tant mieux !
Il y a quelques jours, nous, les femmes actives, avons bien rigolé sur le dos des mères au foyer indignes. Une minorité, rappelons-le.
Il n’aurait pas fallu trop rigoler, car notre tour arrive…
Il est sans doute temps de se moquer un peu de leur inverse : les mères actives qui n’ont de mère que le nom.
Ben oui, ça marche aussi de l’autre côté de la barrière.
Ces mères-là se réfugient derrière le prétexte d’une vie active pour honteusement délaisser leur métier de maman.
1/ Leur progéniture doit attendre l’âge canonique de 14 ou 15 ans pour apprendre que la vie en meute n’est pas une obligation : garderie, cantine, études, centre aéré, colos… Ces enfants sont en collectivité 12h par jour, 5 jours par semaine, 52 semaines par an. Oui, 52 semaines ! Car pendant les congés de cette maman indigne, les mômes sont collés sans pitié au Club Mickey pour que maman fasse en paix le lézard sur la plage. Les seuls moments où ils peuvent éventuellement échapper à la collectivité inconnue, c’est quand maman part se reposer une semaine en république dominicaine et qu’ils sont lâchement abandonnés chez papy –mamy. Manque de bol, il y a toujours les cousins et cousines.
2/ Leur progéniture fait tout en dehors de leur présence. Premier pas, premiers mots, première rentrée, premier spectacle de danse, premier championnat de judo… Tous ces moments fabuleux se font sous l’œil attendri et humide de nounous, baby-sitters, filles au pair et autres substituts. A tel point qu’ils sont éberlués d’apprendre un jour que le mot « maman » est censé contenir beaucoup d’amour. Eux, ils pensaient que c’était un synonyme de fantôme. Mais que la mère active ne s’inquiète pas, c’est la voisine qui les emmènera à leur première psychothérapie.
3/ Grâce à leur mère active, ces bambins découvrent avec étonnement une courgette dans son habitat naturel en colo à 8 ans, apprennent avec stupeur le concept de « cuisiner » à 12 ans chez la mama de leur meilleur pote d’école, ils sont autonomes très tôt (c’est à dire qu’ils savent dès 5 ans sortir un plat tout fait du congélo pour le passer au micro-ondes), ils prennent conscience que la télé n’est pas une vraie personne très tard, etc… Au moins, ils continuent à s’émerveiller des petites choses de l’existence là où les autres sont déjà blasés. Il faut dire que casser un œuf pour faire un gâteau pour la première fois à 9 ans, c’est rare !
4/ L’enfant de mère qui bosse n’a aucune idée de ce que peut être un fer à repasser, et se demande où ses camarades trouvent leurs vêtements tout lisses. Il s’accommode de devoir porter les mêmes chaussettes pendant 3 jours parce que maman préfère aller au yoga après le boulot que de lancer une machine. Il a les orteils tout recroquevillés à force d’attendre 3 semaines que sa génitrice daigne lui racheter des chaussures à chaque changement de pointure. Il arbore des coupes de cheveux toutes plus improbables les unes que les autres, alternant crinières broussailleuses et ratés de tondeuse. Il a une peur panique de l’aspirateur, cet engin bruyant qui n’apparaît que 3 ou 4 fois par an, et est généralement synonyme de ménage en grand et de jouets qui partent à la poubelle.
5/ La vie sociale de l’enfant de mère industrieuse est une catastrophe. Plus personne ne l’invite aux anniversaires passé le CE1, car il a la réputation d’arriver en retard (sa mère ne trouvait plus le carton d’invitation enfoui sous 2 semaines de courrier non ouvert), sans cadeau (sa mère n’a pas eu le temps), accompagné d’une mère que personne ne connaît (elle n’est jamais à l’école) et qui toise d’un air méprisant les autres mères (au foyer). Personne n’est jamais invité chez lui puisque sa mère bosse bien assez toute la semaine pour ne pas avoir en plus à se taper 5 gosses excités le samedi merci bien.
6/ La vision de l’homme de l’enfant est complètement pervertie vu que sa mère ne cesse de récriminer et de lancer des piques méchantes au père même pas foutu de gagner assez pour lui permettre de rester à la maison à s’occuper des enfants. Que ce petit bout se rassure : ce genre de mère, si elle s’arrête de travailler se transforme illico en mamma geignarde. Ni lui ni son père n’y peuvent rien…
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