Mercredi 5 mai 2010 3 05 /05 /Mai /2010 16:09

Quand j’étais gamine, j’adorais les contes de fées. Tous les contes de fées.

Il y en a un que j’adorais tout particulièrement, c’est « La princesse au petit pois », d’Andersen. Ca parle d’un prince qui n’arrive pas à se trouver une vraie princesse à épouser (parce qu’à l’époque, il n’y avait pas encore de top-models ou d’actrices à épouser).

Un soir d’orage, une nana débarque au château, toute boueuse et dégoulinante de pluie. Elle prétend être une princesse, mais vu sa dégaine crados, on peut en douter. Un peu sceptique, la reine lui offre l’hospitalité pour la nuit, parce que, quand même, faut pas être salaud.

Mais histoire d’en avoir le cœur net, elle planque un petit pois sous 20 matelas et 20 édredons. Le lendemain matin, la princesse se plaint d’être toute endolorie et pleine de bleus, à cause de quelque chose de dur (l’histoire ne dit pas comment elle a réussi à se hisser sur le tas de matelas et d’édredons).

Cela prouve sa qualité de princesse, et ni une ni deux, paf ! la voilà mariée au prince. Impressionnée, j’avais mis un petit pois sous mon drap housse (je n’étais pas assez forte pour soulever mon matelas toute seule), et j’avais dormi aussi bien que d’habitude.

Par contre, je me suis pris une méchante fumée par ma mère quand elle a trouvé le petit pois écrasé.

Personnellement, je n’ai rien contre les petits pois. Quoique je les préfère dans mon assiette que sous mon matelas.

Mais ça ne m’empêche pas d’être aussi sensible qu’une princesse. De nos jours, la sensibilité ne se joue plus avec des petits pois, on a évolué.

Moi, ce qui m’horripile, ce sont les étiquettes des vêtements. Généralement, la première chose que je fais après avoir acheté une fringue, c’est d’en couper toutes les étiquettes. C’est horrible ce qu’un simple petit bout d’étiquette peut me faire : ça me gratte, m’irrite, me démange, me pique, et ça finit même par m’écorcher si je garde le vêtement toute une journée sans rien faire. Ce qui arrive plus souvent que je ne le voudrais.

Certains fabricants prennent un plaisir sadique à planquer de toutes petites étiquettes aux coins pointus dans les replis les plus obscurs de la fringue. Et je ne m’en aperçois que quand il est trop tard. Difficile en effet d’aller couper une étiquette sanguinaire sous une bretelle de soutien-gorge en plein milieu d’une réunion, pas vrai ?

Et je ne parle même pas du cheveu qui tombe dans le décolleté ; et qui chatouille horriblement. Je me vois mal me fourrer le nez puis la main entre mes seins pour essayer de l’attraper, alors que je suis en pleine discussion avec un membre du sexe fort.

Alors, je reste stoïque, en poussant des hurlements muets. Ca doit être ça qu’on appelle se sacrifier pour l’étiquette.

Me voilà donc promue princesse. Je vous laisse, j’ai des dizaines de crapauds à embrasser. Je ne suis plus toute jeune, il faut que je rattrape le temps perdu si je veux vivre heureuse et avoir beaucoup d’enfants (quoique pour ce qui est des enfants, je n’ai pas trop de retard).

Avec la chance que j’ai, je vais bien choper des aphtes.

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Retour à l'accueil

le temps passe

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>

catégories du foutoir

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés