Vendredi 13 novembre 2009
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18:37
L'ami dont il était question dans le précédent billet (Guide de survie en milieu hostile) s'est fendu d'une réponse en commentaire. Je la trouve tellement savoureuse que je ne résiste pas à l'envie de la publier (avec son accord, bien sûr, on n'est pas chez les
sauvages). Enjoy !
A J-2, il m’appartient de trier de bon grain de l’ivraie.
Je pense que ma chère et tendre épouse a éventé le coup des clefs soi-disant perdues, car elle sera DEJA chez sa mère, et ce depuis vendredi soir. Cela réduit à néant les maneuvres dilatoires pour
retarder le départ. Cela-dit, je prendrai ma voiture, avec l’espoir qu’une nouvelle panne survienne sur l’autoroute. Quand à laisser mes filles dans la voiture pendant 15 minutes dans le froid,
c’est tout simplement suicidaire étant donné le caractère d’une d’entre elle, la plus jeune, celle qui a plein de piercings. Je prévois en revanche de ne pas trouver du premier coup le chemin, de
faire semblant de tourner dans Evry (en rajoutant à l’arrivée, « et c’était pas pour le paysage, c’est vraiment moche, ici »), histoire de gagner quelques précieuses minutes.
Passons donc directement à l’arrivée, je vais suivre le précieux conseil du toussement dans la main. Bien que la présence dans la belle-famille d’un médecin (et d’un pharmacien) puisse me conduire
illico à une consultation, pouvant aller, sait-on jamais avec ces gens-là, jusqu’au toucher rectal.
Les remarques sympathiques sont également un bon conseil, mais cela risque de surprendre beaucoup de monde de m’entendre parler, le son de ma voix n’ayant pas été enregistré dans le salon de
belle-maman depuis une bonne quinzaine d’année. Je me servirai bien l’apéro tranquillement, mais généralement on boit un champagne dégueulasse, je me sers donc de l’excuse du « mais non, je vais
conduire », pour couper à la piquette.
Passons au repas. Il est évident que l’annonce du manque de Saint-Nectaire sera un des grands moments de la journée. J’oserai même dire un incontournable, qui sera illico suivi d’un envoie de texto
à l’auteure du guide de survie, afin de lui faire partager ma jubilation. Je soupçonne hélas mon épouse, sachant mon goût pour ce fromage, être capable d’en acheter. Auquel cas je critiquerai son
goût, certainement moins bon que dans l’Auvergne de ma vieille mère, où au moins on sait manger correctement. Ce qui devrait là aussi donner lieu à des échanges de qualité.
Je ne ferai pas tomber le gâteau, car j’aime bien ma belle-sœur. Par contre, je bousculerai volontiers cette chiffe molle inintéressante qui me tient lien de beau-frère, histoire de lui faire
casser quelque chose. C’est une excellente idée.
Je n’ouvrirai pas les vieux dossiers, certes porteurs de développements passionnants, mais qui, je les connais, tourneront vite au « c’était mieux avant » que j’exècre.
Interdire aux gosses de quitter la table est une bonne idée. Quoiqu’il n’y a pas trop de gosses, plutôt des ados du côté des cousin(e)s, qui sont tous aux yeux de belle-maman tellement mieux, plus
beaux, plus brillants, plus polis, que ses deux seules petites-filles (mes filles), ce qui ne contribue pas à la rendre sympathique à mes yeux.
Parler fort en racontant des anecdotes générait effectivement considérablement mes filles, qui m’ont toutefois vu dans d’autres états à l’occasion de soirées ô combien plus agréables et animées.
Interroger la plus jeune sur ses piercings risque de me valoir de lourdes représailles. Quand à la plus âgée, rien ne peux la déstabiliser venant de son père.
Enfin, après le repas, il n’y aura effectivement ni café (j’aime pas), ni promenade digestive (merci au mal de dos, mais attention toutefois à une nouvelle consultation-express du cousin), mais
vers les 16 heures quelques premiers signes d’impatience pour éviter les bouchons de l’A13.
Cette journée sera certainement inoubliable.
Par charlie
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Publié dans : invités et pub
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