Partager l'article ! Des mérites comparés de divers amateurs de sang: Je n’aime pas les films d’horreur. J’ai pourtant essayé, com ...
MAUVAISE HUMEUR
et si ça ne vous plait pas, tant mieux !
Je n’aime pas les films d’horreur.
J’ai pourtant essayé, comme tout le monde, à l’adolescence. J’ai vu les « classiques » du genre : l’exorciste, Amityville, les griffes de la nuit et Massacre à la tronçonneuse (enfin, celui-là, j’ai fermé les yeux la moitié du temps, donc je ne suis pas sûre que ça compte).
Mais à chaque fois, j’étais bonne pour 3 semaines de cauchemars, quand par miracle j’arrivais à trouver le sommeil.
Alors merci bien !
En revanche, j’avoue du bout des lèvres une coupable passion pour les films de zombies. Personne n’est parfait.
Je crois bien avoir vu tous les films de zombies existants, y compris les séries Z mal foutues.
Les zombies, ça me fascine. Au-delà du côté je pousse des cris gutturaux en marchant comme si j’avais un balai dans le cul, le réel intérêt des films de zombies est de voir comment l’humanité ferait pour s’en sortir dans le cas d’une catastrophe majeure de ce genre. D’ailleurs, j’adore aussi les films catastrophe où seule une poignée de courageux affronte l’adversité.
Par contre, les vampires, ça n’est pas du tout du tout du tout mon truc. Trop flippant.
Mais tous les gens avec qui j’ai pu en parler préfèrent les vampires.
Comme je suis sympa, je vais essayer de vous prouver que s’il fallait choisir entre les deux, c’est sur les zombies que votre choix devrait porter.
1/ L’aspect :
Il est vrai que le vampire est connu pour prendre grand soin de sa personne, c’est un être raffiné, bien habillé, bien coiffé, parfumé et tout ça (ce qui n’est pas un mince exploit quand on sait qu’il ne peut pas se voir dans les miroirs, saluons la performance). Agréable à regarder somme toute. Alors que le zombie est moche, puant, bavousant et filerait des cauchemars horribles même à Wes Craven ou Dario Argento. Admettons.
Mais c’est justement ce qui rend le zombie plus attirant : il est vachement plus facile à repérer ! A 200m, vous reconnaissez un zombie et vous pouvez agir en conséquence : le buter de loin ou attendre qu’il s’approche pour faire une joyeuse partie de baseball-zombie avec vos amis spécialement invités pour l’occasion. Et pourquoi pas, un petit barbecue à la fin de la partie.
Le vampire, lui, vous l’identifiez en gros au moment où il vous mord, et là, ben, c’est trop tard !
2/ La mentalité :
Le vampire est fourbe, sournois et préfère les attaques traîtres. Il vous appâte en laissant planer autour de lui une sulfureuse atmosphère de sexualité, pour au final vous obliger à faire tintin sur la partie de jambes en l’air implicite. Pas très cool comme comportement.
Le zombie a le mérite d’être clair dès le début : il veut vous bouffer. Pas d’arrière-pensée (d’ailleurs, pas de pensées du tout), pas de chichis. Au moins, avec lui, vous savez où vous allez.
3/ La morsure :
Les Dracula Boys et les zombies ont un point commun, ils mordent. Sachant qu’un vampire qui ne se contente pas de vous saigner à blanc au détour d’une ruelle, mais qui veut vous attirer à lui pour faire de vous un autre vampire, devra vous mordre plusieurs fois de suite ; cela signifie que pendant plusieurs jours ou semaines vous allez devoir arborer deux points de morsure dans le cou. C’est très inesthétique ! Vous êtes obligé de porter des cols roulés ou des foulards tout le temps, et de supporter les railleries de vos collègues qui font des commentaires désobligeants sur votre sexualité tumultueuse. C’est d’autant plus rageant que vous n’avez même pas eu le droit de faire crac-crac.
Au moins le zombie vous mord une bonne fois pour toutes dans le meilleur des cas, ou vous bouffe entièrement, auquel cas ce que vont dire vos collègues est le cadet de vos soucis. De toute façon, vos collègues se sont déjà tous fait bouffer.
4/ La protection et le repérage :
il n’y a pas cinquante moyens de repérer un vampire : on ne le voit que la nuit (exception faite des vampires de Twilight qui sont à mon humble avis aussi crédibles en vampires que Vincent Lagaf en ministre de la culture), il a un teint blafard, est généralement beau gosse, a un orgasme quand il passe près d’une boucherie et n’a pas de reflet. Le hic, c’est que cette description peut s’appliquer à tous les clubbers du monde. Pour être certain qu’il ne s’agit pas d’un vampire, il faut donc s’arranger pour le faire passer devant un miroir (ou le prendre en photo, ça marche aussi), ou lui brandir un crucifix (ce qui était largement faisable dans les eighties quand Madonna et ses breloques étaient à la mode, sale époque pour les vampires). Pas super simple à mettre en œuvre ! D’autant qu’avec l’eau de toilette à l’ail que vous portez, tout le monde vous fuit, non-vampires compris. L’autre truc bon à savoir, c’est que le vampire ne peut entrer chez vous que si vous l’y invitez. Alors que faire ? Ne jamais inviter personne, ou continuer à vivre normalement en courant le risque de laisser entrer des buveurs de sang alors que vous pensiez faire une bonne raclette sympatoche ?
Le zombie, comme dit précédemment, ne pose aucun souci de repérage, ce qui simplifie la vie de tout le monde. La protection contre lui est néanmoins plus complexe : il est évident qu’en aucun cas vous ne l’inviteriez chez vous, quelle que soit son insistance. Le problème est que c’est vous qui devez sortir à un moment ou un autre. Et là, aucun talisman ne vous protègera. Un bon ami à moi prétend qu’on peut les repousser en portant un collier de coquilles d’huîtres, mais cette méthode n’ayant jamais été testée, je vous conseille la plus grande prudence. La meilleure protection est encore de les éviter le plus possible, surtout s’ils sont plusieurs.
5/ La lutte ;
C’est pas simple de lutter contre les vampires. Déjà, en général, vous êtes seul face à un monde incrédule, et vous devez vous démerder. Il vous faut trouver l’endroit où se cache le vampire pendant le jour, le seul moment où vous avez une chance infime de le zigouiller étant pendant son sommeil. Et un vulgaire couteau de cuisine ne fera pas l’affaire : non, il vous faut des balles d’argent, des pieux de bois, ce genre de trucs. Et il faut que ça aille direct dans son cœur, du premier coup, sinon c’est foutu. Avec les côtes, pas facile d’y arriver. Il vous faut donc vous entraîner, au risque d’être mis en prison comme serial killer, alors que tout ce que vous souhaitiez c’est de débarrasser le monde d’une ignoble créature. Et si jamais un autre vampire vous grille, pas la peine de courir, le vampire est capable de se déplacer à une vitesse incroyable. RIP vous !
Avec le zombie, aucun problème ! N’importe quelle arme fait l’affaire. Et si vous n’avez pas d’armes à proximité, barrez-vous en courant, ça suffira. Le zombie est maladroit et va doucement, si vous êtes en bonne forme physique, vous pourrez vous en sortir. Evidemment, si vous fumez 2 paquets par jour depuis 20 ans, que vous avez la jambe cassée ou que vous avez plus de 65 ans, je ne saurais trop vous conseiller de garder en permanence près de vous une petite Kalachnikov ou un lance-flammes. Vos chances de survie à court terme sont quand même plus hautes qu’avec le vampire.
Alors ? Convaincus ?
Il y a un dernier truc, qui me dérange au plus haut point, c’est le mélange des genres qui se fait depuis quelques temps. Dans « 30 jours de nuit », les vampires sont franchement repoussants, plus proches des zombies physiquement que de Christopher Lee. Et ils mangent salement ! Ils en foutent partout, on se croirait dans un film de Romero.
A l’inverse, dans « Je suis une légende », les zombies sont bien trop futés, et ils ne sortent que la nuit, la lumière du jour leur brûlant la peau.
Où va-t-on si les méchants se mettent à tout chambouler ?
Remarquez, ça pourrait être marrant un film où des vampires s’allieraient aux humains pour lutter contre les hordes de zombies.
Gare toutefois au retour de bâton ! Le vampire peut être très utile contre les zombies, étant immortel et tout ça. Mais il risque vite de se lasser de boire le sang avarié du zombie de base, et de se retourner contre ses alliés. Quand je vous dis que le vampire ne vaut rien !
Et s’il vous fallait une dernière preuve que le zombie est notre ami, regardez ce petit bijou de court-métrage australien, il vous convaincra.
(rien de bien hard, je rassure tout de suite les âmes sensibles)
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