Partager l'article ! des commodités pas si commodes: Il y a un truc qui est parfaitement naturel, et qui pourtant est la source de bien des tabous et des dissimulati ...
MAUVAISE HUMEUR
et si ça ne vous plait pas, tant mieux !
Il y a un truc qui est parfaitement naturel, et qui pourtant est la source de bien des tabous et des dissimulations. Je veux parler du système d’évacuation des déchets. C’est incontournable, c’est le cycle de notre corps : nous mangeons, nous buvons, nous éliminons. Et cette élimination n’est pas toujours très discrète, tant au niveau sonore qu’au niveau olfactif. Et dans nos sociétés policées, pas facile de répondre à nos besoins naturels en toute sophistication.
Bien sûr, tout le monde n’est pas coincé ou gêné par ces problèmes. Mesdames, vous vous êtes obligatoirement trouvées un jour ou l’autre voisine de cabinets d’une décomplexée qui lâche à grands jets bruyants tout le contenu de sa vessie, tandis que vous tentiez en vain de vider la vôtre en toute discrétion. Je ne sais pas trop comment ça se passe chez les hommes, mais j’imagine qu’un certain nombre n’aime pas que les gros ploufs dans la cuvette révèle ce qu’ils sont en train de faire. D’ailleurs, c’est un homme qui m’a un jour expliqué qu’il mettait un bon paquet de papier toilette avant pour limiter le bruit produit par les étrons soumis à la force de la gravité.
C’est vrai qu’on pourrait considérer que d’être très discret dans des toilettes publiques n’a pas grand intérêt : quelles sont les probabilités pour que l’on recroise un jour dans un contexte professionnel ou de relations sociales la nana qui pisse en même temps que nous ? Mais quand même. Moi par exemple, je déteste arriver dans des toilettes de restaurant vides, et m’apercevoir que l’occupante précédente avait dû manger un chili gargantuesque. Je fais ce que j’ai à faire en apnée, histoire de survivre. Et bien sûr, à chaque fois, une autre fille arrive pendant que je me lave les mains, et me jette un regard haineux ou hilare quand elle ouvre la porte et renifle un bon coup. Et pas la peine d’essayer de se justifier en disant « c’est pas moi, ça sentait déjà comme ça quand je suis arrivée », de toute façon, elle n’en croira rien. Et il faut ensuite affronter son regard narquois quand elle regagne la salle.
Parce que dans l’imaginaire collectif, une fille glamour est une fille dont les pets ne sentent rien et qui laisse toujours derrière elle un sillage de lavande, pas d’oignons frits. Mais oui, bien sûr ! C’est peut-être vrai pour les tops models anorexiques, vu qu’elles ne bouffent rien, elles n’ont pas grand-chose à éliminer. Mais les filles normales digèrent et évacuent.
Et dans les relations amoureuses ça se complique encore un peu plus. Quand on va pour la première fois nuitamment chez son nouvel amoureux (ou amoureuse), il arrive un moment où il faut bien aller aux toilettes. Et bien sûr, celles-ci se trouvent TOUJOURS proches de l’endroit où l’élu se trouve, que ce soit la chambre, le salon, la cuisine… Et l’on sait bien que ça va faire du bruit, vu que ça fait 3 plombes que l’on se retient, ou sentir mauvais. Même si une bombe de désodorisant se trouve là, on sait par expérience que l’odeur de vanille synthétique ne couvrira jamais correctement l’odeur, voire la rendra pire en s’y mélangeant. Et il est maintenant trop tard pour regretter ce maudit plat de poivrons farcis de la veille. Il faut assumer. OK, c’est la nature. Mais ça serait tellement mieux de pouvoir repousser ce genre de choses à plus tard.
Et si on décide de dormir sur place, le petit pipi de la nuit, même délicat et discret sonnera comme un tsunami dans la nuit calme. Heureusement qu’on se réveille rarement pour chier, comme me le faisait remarquer si élégamment un ami il y a quelques jours !
Bien évidemment, ces pudeurs effarouchées ne concernent que des relations débutantes. Après un certain temps, Youpi tralala, on ne s’embarrasse plus de tout cela. D’ailleurs, on peut évaluer l’ancienneté d’une relation aux privautés que les uns et les autres se permettent.
Un pipi décontracté, porte entrebâillée : 6 mois.
Une grosse commission sans désodorisant : 1 an.
Un pet inopiné dont on plaisante : 18 mois.
Un pet au lit : 2 ans.
Discuter normalement avec l’un debout à l’entrée des toilettes, porte ouverte, pendant que l’autre vaque à ses petits besoins : 3 ans.
Des pets à tout va, dirigés vers l’autre, et même en mangeant : 10 ans minimum.
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