Partager l'article ! Déjà vu: Il était une fois l’école de la république. C’est ainsi que dans quelques années commenceront les histoires des vieux instits ...
MAUVAISE HUMEUR
et si ça ne vous plait pas, tant mieux !
Il était une fois l’école de la république. C’est ainsi que dans quelques années commenceront les histoires des vieux instits qui raconteront à leurs petits-enfants ce beau conte de fées d’un pays qui prenait soin de ses enfants, de TOUS ses enfants. Et les petits-enfants les écouteront émerveillés.
Parce qu’au train où vont les choses, l’école de la république ne sera plus qu’un beau souvenir.
On réduit les postes sauvagement, alors même que le nombre d’élèves ne cesse d’augmenter. On massacre l’éducation spécialisée, laissant les enfants en difficulté en souffrance dans des classes toujours plus chargées.
Peu à peu, à grands coups de demi-vérités et de gros mensonges assenés dans les media (rappelez-vous le superbe « en maternelle on ne fait que surveiller la sieste et changer les couches » de notre aimable ministre), on va amener l’opinion publique à accepter sans broncher l’idée que la maternelle a fait son temps. Et on va la remplacer par des jardins d’enfants, en faisant croire aux parents que le bénéfice en sera le même.
Sauf que…
Sauf que les jardins d’enfants municipaux gratuits ou pas chers seront pris d’assaut, comme les crèches. Et, toujours comme les crèches, il n’y aura jamais assez de places (les municipalités n’en peuvent plus de tout ce qu’on leur demande de payer).
Quelle solution alors pour les parents avec peu de moyens ? Madame s’arrêtera de travailler jusqu’à ce que l’enfant entre à l’école, soit 5 ou 6 ans. Bon courage Madame pour retrouver votre boulot, ou n’importe quel boulot après tant d’années d’interruption. Pendant ce temps-là, les hommes sans emploi auront pris VOTRE emploi et n’auront aucune envie de le lâcher. Et le gouvernement pourra sans vergogne se vanter d’avoir résorbé (totalement artificiellement) une bonne partie du chômage.
Au foyer, les gonzesses !
Mais après tout, peut-être est-ce un mal pour un bien, rétorqueront certains.
Ah oui ? Quel poids pourront bien avoir les enfants issus des classes les plus basses qui n’auront aucune base scolaire et qui se pointeront à l’école publique à 5 ans, face aux gosses de l’élite qui auront fréquenté des jardins d’enfants huppés et hors de prix ?
Nous ne le saurons jamais puisque qu’ils ne fréquenteront pas les mêmes établissements. D’un côté les écoles poubelles pour le tout-venant, où la seule ambition sera d’apprendre à ces sales gosses de pauvres à lire, écrire et compter (s’il ne sont pas trop illettrés, ils pourront compléter seuls les formulaires du pôle emploi et permettre ainsi de licencier quelques fonctionnaires supplémentaires). De l’autre les écoles des quartiers chics, d’où sortiront des futurs dirigeants, dont le seul mérite sera d’être nés du bon côté de la barrière, certains d’hériter de l’entreprise de papa.
Le secret de ces établissements hors-normes ? Des enseignants jetables, sous contrat privé, dont on se débarrassera au moindre signe d’usure.
Résumons : des femmes «au fourneau et tais-toi », une classe ouvrière sans culture ni éducation, une classe dirigeante fonctionnant non pas au mérite personnel mais au droit du sang, des services publics presque inexistants.
C’est marrant, cette configuration me rappelle furieusement quelque chose. Mais quoi ?
Ah mais si, je sais. Ça me rappelle le 18e siècle !
Vive le roi ! Vive la France !
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
vous répondez