Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 20:22

Il fut un temps où j'étais jeune, innocente et peut-être même belle.

En ce temps-là, j'habitais une petite ville de Seine-Saint-Denis, riante île sur la Seine, l'Ile-Saint-Denis, pour ne pas la nommer.

Je connaissais au moins de vue 80% des 8000 habitants.

Il y avait une famille, les DELAPLANCHE, j'étais allée en classe avec les enfants.

Un triste jour de 1994, la maman de cette famille a disparu, comme ça. Aucune piste, aucun indice. Personne ne sait où elle est.

Ca fait maintenant 18 ans que ses enfants se posent des milliards de questions, auxquelles ils n'ont eu à ce jour aucune réponse.

Imaginez... 18 ans...

Alors, pour les soulager enfin, que ce soit par de bonnes ou de mauvaises nouvelles, je vous demande un simple petit geste : faire circuler à un maximum de monde les infos et la photo qui suivent. Il y a forcément quelqu'un, quelque part, qui sait quelque chose. Aidons-les à retrouver leur maman, ou au moins des réponses.

Merci pour cette famille !

 

Danielle TOUCHAIS épouse DELAPLANCHE, née en 1942. 

Si vous avez la moindre info, contacter Corinne PEROZ sur FACEBOOK.

 

552927_3627435696459_1591071228_32714227_1265038899_n.jpg

Par charlie - Publié dans : invités et pub
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 15:36

Il faut bien le reconnaître, l’habileté manuelle n’est pas mon trait le plus frappant. En fait, je suis même dotée de 2 mains droites (ben oui, je suis gauchère, donc pour que l’expression reflète bien la réalité, je dois la transformer un peu).

Mais je suis aussi pugnace et entêtée, donc, malgré les déboires que m’ont toujours réservés mes diverses tentatives de bricolage, je continue.

N’étant pas complètement idiote, je me contente de petits travaux relativement peu compliqués.

Il y a quelques temps, j’ai remarqué que ma porte d’entrée s’était fissurée. Peu à peu, à force d’être refermée avec l’extrême délicatesse dont mes enfants font preuve en tout, la fissure s’est agrandie, menaçant de finir par expulser un long morceau de porte.

Il était vraiment temps que je me décide à agir, et à passer en mode Bricol’ Charlie.

Je me suis donc fait conseiller sur le meilleur moyen de remédier à ça, et j’ai acheté un tube de colle à bois adéquat.

Mon erreur a sans doute été de me dire que pour une fois, il s’agissait d’une tâche facile, qui ne nécessitait aucune aptitude particulière, et dont je saurais m’acquitter à la perfection, sans aucune possibilité de dérapage.

Depuis le temps que je me côtoie, je devrais pourtant savoir que JAMAIS les choses ne se passent avec moi comme elles sont censées se passer.

Me voilà donc, accroupie devant la porte, extirpant le tube de colle de sa gangue de carton. Je l’ouvre, j’écarte doucement les 2 pans de la fissure pour introduire le bout du tube. Et je presse légèrement le tube pour faire sortir la colle, et l’appliquer tout le long de la fissure.

Rien.

Je presse un petit peu plus fermement.

Rien.

Je colle mon œil au bout du tube pour voir où en est la montée de la colle.

Je ne vois rien.

J’examine le bouchon, pensant que peut-être j’ai loupé un truc, qu’il faut percer un opercule à l’aide du bouchon.

Le bouchon est désespérément plat, rien pour percer quoi que ce soit.

Bon.

Je me remets en position, et j’appuie de nouveau sur le tube, plus vigoureusement.

Et c’est le drame…

La colle, au lieu de jaillir bien gentiment par le bec du tube, comme toute colle normalement constituée l’aurait fait, choisit de faire sa rebelle. Elle explose le bout du tube, un endroit que je ne surveillais absolument pas et jaillit en un arc laiteux (qui n’est pas sans rappeler symboliquement un autre jaillissement blanc).

La première partie du jet, en toute logique, m’inonde la main droite, celle qui ne me sert pas à grand-chose, et qui gisait là, posée sur la porte.

Mais la puissance orgasmique de l’explosion envoie également une quantité ahurissante de colle directement dans mon décolleté, m’arrachant un cri de stupeur.

Vous voyez la scène ? Moi, à genoux dans mon entrée, la porte grande ouverte sur la rue, les seins couverts d’une substance blanche douteuse, l’air ahuri.

Le destin, dans toute sa miséricorde, a choisi de ne pas m’envoyer le facteur ou un quelconque passant juste à ce moment-là.

Je l’en remercie…

Le temps que j’arrive à me nettoyer la main pour pouvoir ensuite manipuler mes vêtements sans trop en mettre partout, la colle avait déjà commencé à sécher, me tirant la peau des seins.

J’en conclus deux choses cruciales :

       - SADER ça adhère et vite, ce n’est pas une publicité mensongère

J    - Je viens bien malgré moi d’inventer le lifting de la poitrine, finis les seins qui tombent ! Je vais devenir riche !

 

Par charlie - Publié dans : mésaventures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 19:51

IRL

Ces dernières semaines, on a pu voir un phénomène étrange dans nos villes. Des gens hagards, très pâles, qui errent dans les rues, l’air de ne pas vraiment savoir où ils sont.

Je suis sûre qu’en réfléchissant bien, vous verrez ce que je veux dire.

Ils ont en général entre 20 et 30 ans, habillés de t-shirts humoristiques et de bonnets à pompons, sans manteau malgré le froid glacial. Leur caractéristique principale est un faux-air de vampire, de ne pas avoir vu le jour depuis longtemps.

Ils lèvent les yeux vers le ciel bleu, donnant l’impression de le voir pour la première fois.

Dans les rayons des supermarchés, ils déambulent sans but, leur petit panier à la main, et tâtent les légumes comme s’ils ont du mal à croire que ce genre de choses existe vraiment, et finissent par acheter des pizzas surgelés et du soda.

Ils ont un tic assez bizarre : leur index tendu s’agite sans cesse dans l’air comme pour appuyer sur quelque chose.

Si on essaye de leur parler, leurs discours est plutôt incohérent, émaillé de références obscures et de citations en anglais.

Leur apparition soudaine m’a vraiment posé problème. Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Que font-ils parmi nous ?

J’ai suffisamment été nourrie de littérature et de science-fiction pour avoir pensé à tout un tas d’hypothèses toutes plus farfelues les unes que les autres (je reste moi, hein, ne m’en voulez pas).

Une invasion d’extra-terrestres mal à l’aise dans leur faux corps humain ?

Les cobayes d’une démoniaque expérience de l’armée ?

Des électeurs de l’UMP tenus prisonniers pendant 5 ans ?

Une nouvelle secte dangereuse ?

Des terroristes entraînés à enclencher un détonateur ?

Un big bang mystérieux ayant entraîné l’émergence d’une nouvelle race ?

Et puis la réponse m’est venue, évidente, en en voyant un éclater en sanglots devant la vitrine de la FNAC : ce sont les petits geeks, que la fermeture de Megaupload a jetés violemment dans la vie réelle, la vie où les bons mots ne sont pas accompagnés de rires enregistrés, la vie où il ne fait pas toujours 28°, la vie où un minimum de compétence sociale est exigé pour exister.

Ils tentent vaillamment de se réacclimater, mais visiblement c’est difficile.

Heureusement pour eux, des solutions alternatives ont vite vu le jour, leur méthadone à eux : pas aussi bien qu’avant, mais ça fera l’affaire.

Profitez pour les observer pendant qu’on les voit encore dehors, en plein jour. Car sous peu, ils auront réintégré leur habitat naturel : devant leur ordinateur, à mater des séries en se faisant livrer des pizzas.

 

 

Par charlie - Publié dans : bizarre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 17:33

Ces derniers temps, j’ai pas mal écouté la radio, alors que d’ordinaire je suis plutôt CDs et Spotify.

Quand j’étais encore une petite jeunette, au siècle dernier, j’écoutais beaucoup la radio. Et au fil du temps, ça m’a passé, sans que je me verbalise vraiment pourquoi.

Mais ça y est, j’ai compris.

Le fléau de la radio, c’est la pub !

Autant à la télévision ou au cinéma, on peut de plus en plus souvent tomber sur des pubs bien faites, drôles, magiques ou intelligentes, autant à la radio, tintin…

Je crois bien que le cahier des charges donné par les annonceurs aux agences est le suivant : « vous avez 15 secondes d’espace pub pour notre produit, faites en sorte de nous créer le spot le plus débile possible ».

Les créatifs sont vraiment bons, ils y arrivent parfaitement !

Il n’y a rien à sauver dans les pubs radio. RIEN.

Et ces voix, mon Dieu ! Je pense qu’ils ont un fichier des gens aux voix les plus irritantes, et qu’ils engagent systématiquement. Je veux dire, si j’avais dans mon entourage des personnes avec une voix aussi hystériquement joviale en permanence, je leur couperais les cordes vocales au bout d’une semaine.

Alors quand en plus ces voix abominables récitent un texte profondément inepte, là, le Dexter en moi se réveille, et j’affûte mentalement mon grand couteau.

Au final, il me suffit d’écouter une heure d’une radio un peu trop fournie en pubs pour être prête à zigouiller la terre entière (mention spéciale aux pubs pour les magasins U qui me mettent toutes les terminaisons nerveuses au garde-à-vous en 3 secondes).

Quand je pense que l’armée américaine dépense des millions de dollars pour motiver ses soldats et leur donner de l’ardeur au combat, alors qu’il suffit de leur faire écouter Fun Radio 24h/24, ça me laisse rêveuse.

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 18:16

Une fois n’est pas coutume, je vais faire dans le sérieux (si, si, je sais faire aussi).

Je suis très surprise de voir le déferlement de commentaires haineux depuis 2 jours sur le net concernant la Lettre ouverte au futur président de la République, du docteur Dukan (à paraître le 5 janvier).

J’ai bien évidemment une opinion à ce sujet, mais je ne compte pas vous la dévoiler. Tout ce que j’ai pu lire m’a juste donné envie d’examiner ce qui se passe à tête reposée, en prenant un maximum de recul, et en traitant les faits avec objectivité.

Petit rappel : Le journal le Parisien a dévoilé une des mesures proposées par Dukan pour lutter contre l’obésité, à savoir proposer une option « poids d’équilibre » au baccalauréat, qui permettrait aux élèves ayant un IMC compris entre 18 et 25 d’obtenir des points supplémentaires.

J’ai vu entre autres des gens hurler au loup contre la dictature de la taille mannequin. Rappelons quand même que ce qu’on appelle la taille mannequin correspond dans 100% des cas à un IMC inférieur voire très largement inférieur à 18. Où est la dictature du mannequin dans ce cas ? Au-delà de 25 d’IMC, une personne est en surpoids. L’intervalle proposé par Dukan est donc celui qui correspond à une corpulence « normale », à savoir en se basant sur la relation constatée statistiquement entre l’IMC et le taux de mortalité (et ça c’est l’Organisation mondiale de la santé qui le dit, pas Dukan).

La mesure proposée ne correspond donc nullement au culte de la minceur à tout prix, mais plutôt à amener les élèves à prendre conscience qu’un IMC normal est gage de meilleure forme et de meilleure santé. J’imagine que cette option serait accompagnée d’interventions pédagogiques sur l’éducation  à la santé et sur l’hygiène alimentaire (et je mets j’imagine en gras, car, comme 99% des gens qui parlent de cette mesure, je n’ai pas lu la « Lettre ouverte… » puisqu’elle n’est pas encore disponible en librairie…).

 

D’autres hurlent à l’injustice, crient qu’il est anormal de pénaliser les gros et les obèses au bac, que cette mesure est un appel à l’anorexie. Je me demande où sont ces personnes pour crier à l’injustice quand on demande à des élèves en surpoids de passer les épreuves d’EPS au bac, alors que leur condition physique (essoufflement, impossibilité à courir et autres) ne leur laisse aucune chance d’avoir la moyenne. De plus, avec cette mesure, personne ne serait pénalisé me semble-t-il, puisqu’elle est proposée à titre facultatif. Il n’est pas question de retirer des points aux gros, mais de permettre à ceux qui le souhaitent de tenter d’en grappiller quelques-uns de plus. Au même titre que n’importe quelle option facultative… Il faudrait alors considérer que les intellos qui prennent option grec ancien pénalisent ceux qui ne prennent aucune option !

Rappelons au passage que les options sont en général au coefficient 1 et que seuls sont comptabilisés les points au-dessus de 10. Ce qui signifie par exemple qu’un élève qui prendrait cette option et obtiendrait un 14/20 gagnerait donc 4 points supplémentaires sur un total de bac qui peut en comporter plusieurs centaines. Difficile d’affirmer que cette option permettrait aux minces d’avoir leur bac plus facilement que les gros ! Un simple calcul montrerait aux élèves qu’ils ont plus intérêt à bûcher leurs maths que d’aller se faire vomir dans les toilettes.

Le surpoids des enfants et des adolescents est devenu un vrai problème de santé publique, et demande que des actions fortes et fermes soient faites au niveau de l’éducation nationale.

La phrase qui précède ne vous heurte pas ? Ça ne vous pose pas question ? Ce n’est pas aux parents normalement de nourrir correctement leurs enfants, de leur inculquer l’équilibre alimentaire, de leur mettre des légumes dans l’assiette plutôt que des frites et des pizzas ? Si, c’est aux parents. Mais comme de plus en plus ne s’en donnent pas la peine, l’état doit intervenir (malheureusement plutôt comme un rouleau compresseur) pour limiter les dégâts.

Et ce n’est pas une question de budget : quand on n’a les moyens que pour un kilo de pommes de terre, elles seront bonnes pour la santé si servies juste cuites à la vapeur, avec une noisette de beurre, y compris sur le long terme. Alors qu’elles seront dévastatrices frites, et ce dès le moyen terme.

 

La dernière catégorie de commentaires concerne l’aspect inné des problèmes de surpoids : génétique, maladies, médicaments… Ne soyons pas hypocrites ! Ces surpoids-là ne concernent qu’une minorité des gens en surpoids et obèses.

L’obésité de certains ne pourra sans doute jamais être vaincue, mais elle peut au moins être combattue et gardée dans des limites raisonnables. Quand je vois des gamins de 6e arriver au self de leur collège regarder avec des yeux ronds les légumes, et être incapables de les nommer, ça me fait peur pour leur avenir.

Enfin, je me demande si un autre médecin, moins décrié que Dukan, ou même un pédagogue avait proposé exactement la même chose, les réactions auraient-elles été les mêmes ?

 

Par charlie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 19:18

Il y a un truc où je suis complètement nulle, et ce depuis des années et des années. Ce sont les cadeaux. Pas les offrir, non, ça je maîtrise. Et même, j’aime bien : faire des cadeaux, préparer des surprises, manigancer des trucs dans mon coin pour faire plaisir aux gens que j’aime.

Par contre, les recevoir, c’est une autre paire de manches ! Je ne sais pas recevoir sereinement. Il y a sans doute une part d’inné, une pudeur en général. Mais il y a aussi une large part d’acquis.

Dans ma famille, quand j’étais gamine, les cadeaux (et les démonstrations d’affection en général), ce n’était pas trop leur truc. Souvent, les cadeaux n’étaient pas emballés, donc pas de surprise, du moins de bonne surprise. Dès que j’ai été en âge de ne plus croire au Père Noël, on me demandait ce que je voulais, et la plupart du temps j’avais une version au rabais de ce que j’avais demandé. Ou alors de l’argent.

Ce qui fait qu’au fil des ans, j’ai développé une véritable phobie du cadeau. N’étant pas vraiment habituée à recevoir régulièrement des choses qui me plaisaient vraiment, je ne savais jamais comment réagir. Ecarlate, limite mutique, je bafouillais quelques mots incompréhensibles et les gens pensaient que je n’avais pas aimé le cadeau.

Mais mes parents n’étant pas de mauvais bougres, ils ont décidé de me faire un anniversaire surprise pour mes 18 ans : inviter mes meilleurs amis à un couscous maison le dimanche de mon anniversaire.

Très très mauvaise idée quand on a une marmotte pour fille ! Les amis étaient convoqués pour midi, et moi j’ai dormi jusqu’à midi. Quand j’ai débarqué dans le salon, en chemise de nuit, et à peine réveillée, vous pensez bien que j’étais plus proche du pitbull hargneux que de la douceur angélique d’une fée. Ils ont eu droit à un gracieux : « mais qu’est-ce que vous foutez là ? Ca ne va pas de débarquer chez moi un dimanche à l’aube ? »

[Vous noterez une légère tendance à l’exagération]

Mais mes amis étant de vrais amis, ils ne m’ont pas collé de grosse baffe, sont restés manger le couscous, et sont toujours mes amis à l’heure actuelle.

Je me suis sentie tellement coupable après, que je n’ai plus fêté mon anniversaire jusqu’à mes 40 ans, et encore, sous la pression de mes enfants !

D’ailleurs, plus personne ne s’est jamais risqué à me faire d’anniversaire surprise.

Jusqu’à l’an dernier. Un gentil garçon a voulu me faire une jolie surprise avec un resto impromptu. Il avait embauché son frère et un copain pour l’occasion, ils étaient postés devant l’entrée du resto et étaient chargés de faire tomber sur moi une pluie de paillettes au moment où on arrivait. Il avait négocié avec le patron un menu spécial, sachant que j’aime énormément la cuisine vietnamienne mais que j’ai un appétit de moineau : un menu comprenant de multiples plats, mais en toutes petites portions. Une soirée magique, digne d’une comédie romantique hollywoodienne, comme vous pouvez vous l’imaginer. Moi aussi je l’imagine. Parce qu’en fait, je ne l’ai pas vécue. Le matin même, à 6h, j’étais montée dans un train pour passer le week-end à Paris ! Le gentil garçon m’avait demandé par SMS en début de semaine si j’allais au cinéma le samedi soir. J’avais répondu non, sans m’étendre, ne pensant pas qu’il pouvait être intéressé par le pourquoi. Il est donc venu me chercher, et a trouvé porte close. Au final, il a dîné avec son frère et le pote. L’histoire ne dit pas ce que sont devenues les paillettes.

 

Et ce n’est pas ma vie conjugale qui a pu rattraper le coup. En effet, le seul homme avec qui j’ai vécu ne faisait pas de cadeaux. Il oubliait systématiquement mon anniversaire, et ne « croyait » pas au concept de la Saint-Valentin. Il ne restait guère que Noël. Année après année, j’ai eu droit aux cadeaux qui tombent à côté de la plaque.

Jean taille 38 américaine, alors que je faisais un 38 français (et donc me voilà très vexée qu’il ait pu s’imaginer une seule seconde que ce truc immense puisse être à ma taille).

Bague fantaisie qui bave du noir sur les doigts au bout de 10 minutes.

Pull rouge, alors que je ne porte jamais de rouge.

Livre que j’ai déjà lu.

Etc…

Comment dans ces conditions apprendre à recevoir ?

Du coup, recevoir est pour moi une vraie torture, je ne sais pas gérer, surtout quand le cadeau me plait.

Il n’y a guère que mes enfants qui arrivent à me faire des cadeaux, et que ça se passe bien, sans que j’aie soit l’impression de ne pas avoir assez remercié ou d’en avoir trop fait et qu’on pense que je fais semblant d’être contente. Ils lisent en moi à livre ouvert !

Du coup, j’aime bien nos Noëls en petit comité, où je peux enfin recevoir des cadeaux à peu près sereinement, et même supporter une petite surprise de-ci, de-là.

Et même, depuis 3 ans, je me fais à moi-même un cadeau de Noël : au moins je suis sûre de ne pas me tromper, et de ne blesser personne en n’étant pas assez démonstrative.

Je m’achète mon cadeau, je l’emballe, je le mets au pied du sapin, et je me l’offre.

Au moins ça fait marrer les mômes !

J’espère juste que personne, jamais, n’aura l’idée de me faire une fête du genre où j’arrive dans une pièce où 50 personnes crient « SURPRISE ! » Parce que là, assurément, je prends mes jambes à mon cou et je me terre dans un recoin sombre pendant 3 jours.

C’est un avantage indéniable du célibat : pas de cadeaux, pas de stress, parce que  ce n’est pas à mon âge que je vais apprendre !

J'espère que vous n'êtes pas comme moi, que vous avez été pourris gâtés, et que le Père Noël a été généreux avec vous.

Bonne année !!!

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 12:39

Ca fait un bail que je ne me suis pas aventurée dans les terres ô combien mystérieuses des relations hommes-femmes.

Il y a un phénomène récurrent que j’ai pu observer maintes et maintes fois, et que je ne m’explique toujours pas : comment le fait de se mettre en couple transforme les gens en papys et mamys pantouflards.

Prenons un pote au hasard, appelons-le Félix (pas celui de Zézette, celui-là n’est pote avec personne).

Félix est un joyeux luron. Il sort, s’amuse, booste sa bande de copains.

Un concert sympa ? Félix a sa place.

Un spécial tapas dans un bar en ville ? Félix est là.

Une soirée années 80 en boîte ? Félix s’y pointe.

Un nouveau resto ouvre ? Félix est le premier à le tester.

Félix c’est le gars capable de se pointer chez vous à 22h, alors que vous êtes à comater devant une série à la con, et de transformer ça en nuit de fous rires. Il est drôle, boute-en-train, et inépuisable.

Seulement voilà, un jour, Félix rencontre Cunégonde. Et c’est le coup de foudre. Ces deux-là sont tellement amoureux que ça met la larme à l’œil d’attendrissement à tout le monde.

Forcément, dans les premières semaines, on les voit moins, ils sont trop occupés à se livrer à des occupations qu’il serait indécent de faire en public.

On continue malgré tout à leur proposer tout un tas de sorties, parce que l’amour c’est bien beau, mais ça ne nourrit pas son homme.

Mais à chaque fois, Félix et Cunégonde déclinent l’invitation, préfèrent passer la soirée en tête-à-tête.

Peu à peu, on omet de les appeler pour les inviter. A quoi bon ? On les ajoute quand même dans la liste des invités sur les évènements Facebook, par habitude, mais on sait très bien qu’ils seront les 2 seuls à décliner.

Et insidieusement le temps passe, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que des contacts dans le répertoire du téléphone portable. De ceux qu’on n’utilise que pour envoyer un texto pour le nouvel an, et encore, ils n’ont droit qu’au texto groupé, pas à celui personnalisé qu’on envoie aux autres copains.

Et puis un jour, un an, deux ans, ou dix ans après, le téléphone sonne. On constate avec stupeur que c’est Félix qui appelle. Ça fait drôle d’entendre de nouveau sa voix après tout ce temps !

Il demande penaud si on est libre ce soir pour aller boire un verre, qu’il a besoin de parler. On a déjà une idée plus que précise de ce qui nous attend…

Et ça ne loupe pas. Félix se saoule avec concentration, et déverse larmoyant son désespoir. Cunégonde et lui c’est fini. Ils vivaient trop en autarcie, ça a tué leur couple d’être trop l’un sur l’autre, de ne pas avoir d’activités extérieures, de ne pas voir de monde, blablabla. Trop d’amour a étouffé l’amour, ce n’est pas bon de se couper des autres, ils ont fini par ne plus se supporter à regarder TF1 tous les samedis soirs, gnagnagna.

Ouais ben, mon petit Félix, tu m’aurais demandé, j’aurais pu te dire tout ça dès le début, et on aurait gagné du temps !

Et c’est reparti pour les sorties avec Félix, jusqu’à ce que se pointe la prochaine Cunégonde.

Parce que s’il y a bien une chose qui caractérise l’être humain sous toutes les latitudes c’est son incapacité totale à tirer des leçons de ses propres erreurs.

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 13:52

Il y a un truc que j’adore dans ma maison à moi, c’est la fenêtre dans la salle de bains. Eh oui, le bonheur tient parfois à des choses toutes simples (je vous entends marmonner que c’est limite simplet, mais je m’en fous).

Eté comme hiver, sitôt ma douche finie, j’ouvre la fenêtre en grand, j’aime bien. Bien sûr, quand je prends une douche je me mets toute nue en règle générale. C’est quand même plus pratique pour se laver.

La fenêtre est suffisamment haute pour que les voitures sur le boulevard ne puissent pas voir dans la pièce, et je peux donc déambuler à poil à ma guise sans provoquer de carambolage.

La seule façon de pouvoir voir dans ma salle de bains quand la fenêtre est ouverte serait d’être juché sur le toit de la maison de l’autre côté du boulevard. Les gens qui vivent là ont plus tendance à sortir dans leur jardin pour prendre l’air que de monter sur leur toit. Tout va bien.

Résumons : tous les jours, à une heure qui fluctue selon s’il s’agit d’un jour ouvré ou non, une Charlie batifole dans des vapeurs sucrées (oui, j’aime bien les gels douche aux senteurs fruitées), dans le plus simple appareil, devant une fenêtre béante, en pleine vue d’un toit de tuiles tout ce qu’il y a de plus banal.

Tout va bien.

Sauf que…

Ca fait maintenant 9 ans ½ que je vis là, et jamais encore le toit n’a été refait. C’est mathématique, c’est statistique : un jour, il faudra refaire la toiture qui aura vieilli.

Un gus montera un échafaudage et grimpera sur le toit. Et il tombera nez à nez (ou presque) avec ma petite personne en tenue d’Eve.

J’aimerais pouvoir le prévenir de ce qui l’attend, pour qu’il prenne bien soin de ne pas regarder dans cette direction. Surtout qu’avec chaque jour qui passe, le temps fait son oeuvre sur moi comme il le fait sur les tuiles du toit d’en face. Plus mes voisins tardent à refaire le toit, plus les risques augmentent que la vision qui s’offrira au couvreur soit cauchemardesque : peau flapie, seins en gants de toilette, bourrelets disgracieux, pendouillis ici et là.

Encore quelques années, et c’est certain qu’un seul coup d’œil suffira au mieux à lui provoquer un infarctus, au pire à lui faire perdre l’équilibre et à le faire basculer dans le vide. Et voilà comment, simplement parce que j’aime bien prendre un bol d’air frais après la douche, je vais me retrouver en prison pour homicide involontaire.

Chienne de vie !

(plutôt que des oranges, je préfèrerais que vous m’ameniez des Dragibus, merci d’avance)

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 22:03

Il y a environ 4 ans, un nouveau couple a racheté le bar-tabac près de chez moi. J’ai bien regretté les propriétaires précédents : souriants, ouverts, toujours un mot gentil.

Ceux-là, ce sont des machines, des robots. Ils sont ouverts du lundi au samedi de 7h30 à 20h30, et le dimanche jusqu’à 13h.  Ils ne prennent jamais de vacances, et ouvrent la plupart des jours fériés.

C’est cool, me direz-vous. Ça pourrait l’être s’ils avaient un minimum de caractéristiques qui les identifient pour de bon comme humains. Ils ne sourient jamais. Ce sont des machines, des robots. Aussi bien imités que les répliquants dans Blade Runner. Je me suis persuadée au fil du temps que le soir venu, quelqu’un appuie sur un bouton et ces deux-là se figent jusqu’au lendemain.

A chaque fois que j’allais m’acheter un paquet de cigarettes, je guettais pour voir s’ils laissaient échapper un indice, ou si une égratignure laissait voir des circuits imprimés sous la peau.

En vain…

Et puis voilà que l’autre fois, je tends un billet de 20€ pour payer, et le gars m’annonce 11,30€. Je gratte dans le fond de mon porte-monnaie et je rajoute une pièce de 2€, une pièce de 0,20€ et une pièce de 0,10€, histoire de récupérer un billet de 10€ au lieu d’un tas de monnaie.

Il a hésité un moment, clignant des yeux, et je me suis dit « Ha, le robot a un bug, il essaye de relancer le programme ».

Et il me rend un billet de 10€ et deux pièces de 1€. Soit 1€ de trop (je précise pour les nuls en calcul mental).

Moi j’ai été élevée avec l’idée qu’on ne vole pas les gens (bien qu’aucune précision ne m’ait jamais été donnée sur les robots, lacune éducative que je pourrai reprocher à mes parents la prochaine fois qu’ils me gonflent), alors je lui ai rendu une pièce.

Et là…miracle…alleluia… IL A SOURI !!!!

Un vrai sourire, la totale : les lèvres qui remontent largement au-dessus des dents et qui s’étirent haut vers les oreilles. Un pétillement dans les yeux.

Après 4 ans, un truc comme ça, ça m’a remuée, vous imaginez bien. Ils seraient humains en définitive ? Capables d’émotions et d’expressivité ? Waouh !!!

Et puis, le lendemain, j’ai vu un reportage sur les progrès technologiques de la robotique, et les succès dans tout ce qui concerne l’imitation. De plus en plus on crée des machines capables de se rapprocher de l’humain et de l’imiter à la perfection.

Et le doute est revenu.

Hier, la femme m’a fait un clin d’œil suspect. Ils savent que je sais ! Et je sais qu’ils savent que je sais. Peut-être même qu’ils savent que je sais qu’ils savent que je sais, allez savoir !

Depuis le temps qu’on me le dit, il est vraiment temps que je me décide à arrêter de fumer. Si ça se trouve, après le rachat de tous les magasins de sacs par les chinois, tous les bars-tabacs sont aux mains d’une confrérie de Cyborgs.

Il faudrait une nouvelle mention d’avertissement sur les paquets de cigarettes « Fumer augmente considérablement le risque de rencontrer Terminator ».

Je passe dans la clandestinité et j’organise la lutte.

 

Par charlie - Publié dans : bizarre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 21:19
Comme chaque année, je vous livre les titres qui m'ont accompagnée et nourrie pendant les 12 mois qui viennent de s'écouler. Ils ne sont pas forcément récents !
Je sais que je n'ai pas été très prolifique ces derniers mois, mais ça reviendra, promis, juré. J'ai au moins 15 articles tout prêts dans ma tête, il faut juste que je retrouve le goût d'écrire, au lieu de me contenter de jouer avec les mots dans mon petit cerveau.
En attendant, merci à tous ceux qui, IRL ou par messages, me poussent à reprendre et m'envoient leur affection. C'est toujours un plaisir de voir que j'ai autant de fans !
Bonnes fêtes de fin d'année à tous...
Par charlie - Publié dans : listes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

le temps passe

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés