Mardi 3 janvier 2012 2 03 /01 /Jan /2012 18:16

Une fois n’est pas coutume, je vais faire dans le sérieux (si, si, je sais faire aussi).

Je suis très surprise de voir le déferlement de commentaires haineux depuis 2 jours sur le net concernant la Lettre ouverte au futur président de la République, du docteur Dukan (à paraître le 5 janvier).

J’ai bien évidemment une opinion à ce sujet, mais je ne compte pas vous la dévoiler. Tout ce que j’ai pu lire m’a juste donné envie d’examiner ce qui se passe à tête reposée, en prenant un maximum de recul, et en traitant les faits avec objectivité.

Petit rappel : Le journal le Parisien a dévoilé une des mesures proposées par Dukan pour lutter contre l’obésité, à savoir proposer une option « poids d’équilibre » au baccalauréat, qui permettrait aux élèves ayant un IMC compris entre 18 et 25 d’obtenir des points supplémentaires.

J’ai vu entre autres des gens hurler au loup contre la dictature de la taille mannequin. Rappelons quand même que ce qu’on appelle la taille mannequin correspond dans 100% des cas à un IMC inférieur voire très largement inférieur à 18. Où est la dictature du mannequin dans ce cas ? Au-delà de 25 d’IMC, une personne est en surpoids. L’intervalle proposé par Dukan est donc celui qui correspond à une corpulence « normale », à savoir en se basant sur la relation constatée statistiquement entre l’IMC et le taux de mortalité (et ça c’est l’Organisation mondiale de la santé qui le dit, pas Dukan).

La mesure proposée ne correspond donc nullement au culte de la minceur à tout prix, mais plutôt à amener les élèves à prendre conscience qu’un IMC normal est gage de meilleure forme et de meilleure santé. J’imagine que cette option serait accompagnée d’interventions pédagogiques sur l’éducation  à la santé et sur l’hygiène alimentaire (et je mets j’imagine en gras, car, comme 99% des gens qui parlent de cette mesure, je n’ai pas lu la « Lettre ouverte… » puisqu’elle n’est pas encore disponible en librairie…).

 

D’autres hurlent à l’injustice, crient qu’il est anormal de pénaliser les gros et les obèses au bac, que cette mesure est un appel à l’anorexie. Je me demande où sont ces personnes pour crier à l’injustice quand on demande à des élèves en surpoids de passer les épreuves d’EPS au bac, alors que leur condition physique (essoufflement, impossibilité à courir et autres) ne leur laisse aucune chance d’avoir la moyenne. De plus, avec cette mesure, personne ne serait pénalisé me semble-t-il, puisqu’elle est proposée à titre facultatif. Il n’est pas question de retirer des points aux gros, mais de permettre à ceux qui le souhaitent de tenter d’en grappiller quelques-uns de plus. Au même titre que n’importe quelle option facultative… Il faudrait alors considérer que les intellos qui prennent option grec ancien pénalisent ceux qui ne prennent aucune option !

Rappelons au passage que les options sont en général au coefficient 1 et que seuls sont comptabilisés les points au-dessus de 10. Ce qui signifie par exemple qu’un élève qui prendrait cette option et obtiendrait un 14/20 gagnerait donc 4 points supplémentaires sur un total de bac qui peut en comporter plusieurs centaines. Difficile d’affirmer que cette option permettrait aux minces d’avoir leur bac plus facilement que les gros ! Un simple calcul montrerait aux élèves qu’ils ont plus intérêt à bûcher leurs maths que d’aller se faire vomir dans les toilettes.

Le surpoids des enfants et des adolescents est devenu un vrai problème de santé publique, et demande que des actions fortes et fermes soient faites au niveau de l’éducation nationale.

La phrase qui précède ne vous heurte pas ? Ça ne vous pose pas question ? Ce n’est pas aux parents normalement de nourrir correctement leurs enfants, de leur inculquer l’équilibre alimentaire, de leur mettre des légumes dans l’assiette plutôt que des frites et des pizzas ? Si, c’est aux parents. Mais comme de plus en plus ne s’en donnent pas la peine, l’état doit intervenir (malheureusement plutôt comme un rouleau compresseur) pour limiter les dégâts.

Et ce n’est pas une question de budget : quand on n’a les moyens que pour un kilo de pommes de terre, elles seront bonnes pour la santé si servies juste cuites à la vapeur, avec une noisette de beurre, y compris sur le long terme. Alors qu’elles seront dévastatrices frites, et ce dès le moyen terme.

 

La dernière catégorie de commentaires concerne l’aspect inné des problèmes de surpoids : génétique, maladies, médicaments… Ne soyons pas hypocrites ! Ces surpoids-là ne concernent qu’une minorité des gens en surpoids et obèses.

L’obésité de certains ne pourra sans doute jamais être vaincue, mais elle peut au moins être combattue et gardée dans des limites raisonnables. Quand je vois des gamins de 6e arriver au self de leur collège regarder avec des yeux ronds les légumes, et être incapables de les nommer, ça me fait peur pour leur avenir.

Enfin, je me demande si un autre médecin, moins décrié que Dukan, ou même un pédagogue avait proposé exactement la même chose, les réactions auraient-elles été les mêmes ?

 

Par charlie
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 19:18

Il y a un truc où je suis complètement nulle, et ce depuis des années et des années. Ce sont les cadeaux. Pas les offrir, non, ça je maîtrise. Et même, j’aime bien : faire des cadeaux, préparer des surprises, manigancer des trucs dans mon coin pour faire plaisir aux gens que j’aime.

Par contre, les recevoir, c’est une autre paire de manches ! Je ne sais pas recevoir sereinement. Il y a sans doute une part d’inné, une pudeur en général. Mais il y a aussi une large part d’acquis.

Dans ma famille, quand j’étais gamine, les cadeaux (et les démonstrations d’affection en général), ce n’était pas trop leur truc. Souvent, les cadeaux n’étaient pas emballés, donc pas de surprise, du moins de bonne surprise. Dès que j’ai été en âge de ne plus croire au Père Noël, on me demandait ce que je voulais, et la plupart du temps j’avais une version au rabais de ce que j’avais demandé. Ou alors de l’argent.

Ce qui fait qu’au fil des ans, j’ai développé une véritable phobie du cadeau. N’étant pas vraiment habituée à recevoir régulièrement des choses qui me plaisaient vraiment, je ne savais jamais comment réagir. Ecarlate, limite mutique, je bafouillais quelques mots incompréhensibles et les gens pensaient que je n’avais pas aimé le cadeau.

Mais mes parents n’étant pas de mauvais bougres, ils ont décidé de me faire un anniversaire surprise pour mes 18 ans : inviter mes meilleurs amis à un couscous maison le dimanche de mon anniversaire.

Très très mauvaise idée quand on a une marmotte pour fille ! Les amis étaient convoqués pour midi, et moi j’ai dormi jusqu’à midi. Quand j’ai débarqué dans le salon, en chemise de nuit, et à peine réveillée, vous pensez bien que j’étais plus proche du pitbull hargneux que de la douceur angélique d’une fée. Ils ont eu droit à un gracieux : « mais qu’est-ce que vous foutez là ? Ca ne va pas de débarquer chez moi un dimanche à l’aube ? »

[Vous noterez une légère tendance à l’exagération]

Mais mes amis étant de vrais amis, ils ne m’ont pas collé de grosse baffe, sont restés manger le couscous, et sont toujours mes amis à l’heure actuelle.

Je me suis sentie tellement coupable après, que je n’ai plus fêté mon anniversaire jusqu’à mes 40 ans, et encore, sous la pression de mes enfants !

D’ailleurs, plus personne ne s’est jamais risqué à me faire d’anniversaire surprise.

Jusqu’à l’an dernier. Un gentil garçon a voulu me faire une jolie surprise avec un resto impromptu. Il avait embauché son frère et un copain pour l’occasion, ils étaient postés devant l’entrée du resto et étaient chargés de faire tomber sur moi une pluie de paillettes au moment où on arrivait. Il avait négocié avec le patron un menu spécial, sachant que j’aime énormément la cuisine vietnamienne mais que j’ai un appétit de moineau : un menu comprenant de multiples plats, mais en toutes petites portions. Une soirée magique, digne d’une comédie romantique hollywoodienne, comme vous pouvez vous l’imaginer. Moi aussi je l’imagine. Parce qu’en fait, je ne l’ai pas vécue. Le matin même, à 6h, j’étais montée dans un train pour passer le week-end à Paris ! Le gentil garçon m’avait demandé par SMS en début de semaine si j’allais au cinéma le samedi soir. J’avais répondu non, sans m’étendre, ne pensant pas qu’il pouvait être intéressé par le pourquoi. Il est donc venu me chercher, et a trouvé porte close. Au final, il a dîné avec son frère et le pote. L’histoire ne dit pas ce que sont devenues les paillettes.

 

Et ce n’est pas ma vie conjugale qui a pu rattraper le coup. En effet, le seul homme avec qui j’ai vécu ne faisait pas de cadeaux. Il oubliait systématiquement mon anniversaire, et ne « croyait » pas au concept de la Saint-Valentin. Il ne restait guère que Noël. Année après année, j’ai eu droit aux cadeaux qui tombent à côté de la plaque.

Jean taille 38 américaine, alors que je faisais un 38 français (et donc me voilà très vexée qu’il ait pu s’imaginer une seule seconde que ce truc immense puisse être à ma taille).

Bague fantaisie qui bave du noir sur les doigts au bout de 10 minutes.

Pull rouge, alors que je ne porte jamais de rouge.

Livre que j’ai déjà lu.

Etc…

Comment dans ces conditions apprendre à recevoir ?

Du coup, recevoir est pour moi une vraie torture, je ne sais pas gérer, surtout quand le cadeau me plait.

Il n’y a guère que mes enfants qui arrivent à me faire des cadeaux, et que ça se passe bien, sans que j’aie soit l’impression de ne pas avoir assez remercié ou d’en avoir trop fait et qu’on pense que je fais semblant d’être contente. Ils lisent en moi à livre ouvert !

Du coup, j’aime bien nos Noëls en petit comité, où je peux enfin recevoir des cadeaux à peu près sereinement, et même supporter une petite surprise de-ci, de-là.

Et même, depuis 3 ans, je me fais à moi-même un cadeau de Noël : au moins je suis sûre de ne pas me tromper, et de ne blesser personne en n’étant pas assez démonstrative.

Je m’achète mon cadeau, je l’emballe, je le mets au pied du sapin, et je me l’offre.

Au moins ça fait marrer les mômes !

J’espère juste que personne, jamais, n’aura l’idée de me faire une fête du genre où j’arrive dans une pièce où 50 personnes crient « SURPRISE ! » Parce que là, assurément, je prends mes jambes à mon cou et je me terre dans un recoin sombre pendant 3 jours.

C’est un avantage indéniable du célibat : pas de cadeaux, pas de stress, parce que  ce n’est pas à mon âge que je vais apprendre !

J'espère que vous n'êtes pas comme moi, que vous avez été pourris gâtés, et que le Père Noël a été généreux avec vous.

Bonne année !!!

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 12:39

Ca fait un bail que je ne me suis pas aventurée dans les terres ô combien mystérieuses des relations hommes-femmes.

Il y a un phénomène récurrent que j’ai pu observer maintes et maintes fois, et que je ne m’explique toujours pas : comment le fait de se mettre en couple transforme les gens en papys et mamys pantouflards.

Prenons un pote au hasard, appelons-le Félix (pas celui de Zézette, celui-là n’est pote avec personne).

Félix est un joyeux luron. Il sort, s’amuse, booste sa bande de copains.

Un concert sympa ? Félix a sa place.

Un spécial tapas dans un bar en ville ? Félix est là.

Une soirée années 80 en boîte ? Félix s’y pointe.

Un nouveau resto ouvre ? Félix est le premier à le tester.

Félix c’est le gars capable de se pointer chez vous à 22h, alors que vous êtes à comater devant une série à la con, et de transformer ça en nuit de fous rires. Il est drôle, boute-en-train, et inépuisable.

Seulement voilà, un jour, Félix rencontre Cunégonde. Et c’est le coup de foudre. Ces deux-là sont tellement amoureux que ça met la larme à l’œil d’attendrissement à tout le monde.

Forcément, dans les premières semaines, on les voit moins, ils sont trop occupés à se livrer à des occupations qu’il serait indécent de faire en public.

On continue malgré tout à leur proposer tout un tas de sorties, parce que l’amour c’est bien beau, mais ça ne nourrit pas son homme.

Mais à chaque fois, Félix et Cunégonde déclinent l’invitation, préfèrent passer la soirée en tête-à-tête.

Peu à peu, on omet de les appeler pour les inviter. A quoi bon ? On les ajoute quand même dans la liste des invités sur les évènements Facebook, par habitude, mais on sait très bien qu’ils seront les 2 seuls à décliner.

Et insidieusement le temps passe, jusqu’à ce qu’ils ne soient plus que des contacts dans le répertoire du téléphone portable. De ceux qu’on n’utilise que pour envoyer un texto pour le nouvel an, et encore, ils n’ont droit qu’au texto groupé, pas à celui personnalisé qu’on envoie aux autres copains.

Et puis un jour, un an, deux ans, ou dix ans après, le téléphone sonne. On constate avec stupeur que c’est Félix qui appelle. Ça fait drôle d’entendre de nouveau sa voix après tout ce temps !

Il demande penaud si on est libre ce soir pour aller boire un verre, qu’il a besoin de parler. On a déjà une idée plus que précise de ce qui nous attend…

Et ça ne loupe pas. Félix se saoule avec concentration, et déverse larmoyant son désespoir. Cunégonde et lui c’est fini. Ils vivaient trop en autarcie, ça a tué leur couple d’être trop l’un sur l’autre, de ne pas avoir d’activités extérieures, de ne pas voir de monde, blablabla. Trop d’amour a étouffé l’amour, ce n’est pas bon de se couper des autres, ils ont fini par ne plus se supporter à regarder TF1 tous les samedis soirs, gnagnagna.

Ouais ben, mon petit Félix, tu m’aurais demandé, j’aurais pu te dire tout ça dès le début, et on aurait gagné du temps !

Et c’est reparti pour les sorties avec Félix, jusqu’à ce que se pointe la prochaine Cunégonde.

Parce que s’il y a bien une chose qui caractérise l’être humain sous toutes les latitudes c’est son incapacité totale à tirer des leçons de ses propres erreurs.

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 13:52

Il y a un truc que j’adore dans ma maison à moi, c’est la fenêtre dans la salle de bains. Eh oui, le bonheur tient parfois à des choses toutes simples (je vous entends marmonner que c’est limite simplet, mais je m’en fous).

Eté comme hiver, sitôt ma douche finie, j’ouvre la fenêtre en grand, j’aime bien. Bien sûr, quand je prends une douche je me mets toute nue en règle générale. C’est quand même plus pratique pour se laver.

La fenêtre est suffisamment haute pour que les voitures sur le boulevard ne puissent pas voir dans la pièce, et je peux donc déambuler à poil à ma guise sans provoquer de carambolage.

La seule façon de pouvoir voir dans ma salle de bains quand la fenêtre est ouverte serait d’être juché sur le toit de la maison de l’autre côté du boulevard. Les gens qui vivent là ont plus tendance à sortir dans leur jardin pour prendre l’air que de monter sur leur toit. Tout va bien.

Résumons : tous les jours, à une heure qui fluctue selon s’il s’agit d’un jour ouvré ou non, une Charlie batifole dans des vapeurs sucrées (oui, j’aime bien les gels douche aux senteurs fruitées), dans le plus simple appareil, devant une fenêtre béante, en pleine vue d’un toit de tuiles tout ce qu’il y a de plus banal.

Tout va bien.

Sauf que…

Ca fait maintenant 9 ans ½ que je vis là, et jamais encore le toit n’a été refait. C’est mathématique, c’est statistique : un jour, il faudra refaire la toiture qui aura vieilli.

Un gus montera un échafaudage et grimpera sur le toit. Et il tombera nez à nez (ou presque) avec ma petite personne en tenue d’Eve.

J’aimerais pouvoir le prévenir de ce qui l’attend, pour qu’il prenne bien soin de ne pas regarder dans cette direction. Surtout qu’avec chaque jour qui passe, le temps fait son oeuvre sur moi comme il le fait sur les tuiles du toit d’en face. Plus mes voisins tardent à refaire le toit, plus les risques augmentent que la vision qui s’offrira au couvreur soit cauchemardesque : peau flapie, seins en gants de toilette, bourrelets disgracieux, pendouillis ici et là.

Encore quelques années, et c’est certain qu’un seul coup d’œil suffira au mieux à lui provoquer un infarctus, au pire à lui faire perdre l’équilibre et à le faire basculer dans le vide. Et voilà comment, simplement parce que j’aime bien prendre un bol d’air frais après la douche, je vais me retrouver en prison pour homicide involontaire.

Chienne de vie !

(plutôt que des oranges, je préfèrerais que vous m’ameniez des Dragibus, merci d’avance)

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 22:03

Il y a environ 4 ans, un nouveau couple a racheté le bar-tabac près de chez moi. J’ai bien regretté les propriétaires précédents : souriants, ouverts, toujours un mot gentil.

Ceux-là, ce sont des machines, des robots. Ils sont ouverts du lundi au samedi de 7h30 à 20h30, et le dimanche jusqu’à 13h.  Ils ne prennent jamais de vacances, et ouvrent la plupart des jours fériés.

C’est cool, me direz-vous. Ça pourrait l’être s’ils avaient un minimum de caractéristiques qui les identifient pour de bon comme humains. Ils ne sourient jamais. Ce sont des machines, des robots. Aussi bien imités que les répliquants dans Blade Runner. Je me suis persuadée au fil du temps que le soir venu, quelqu’un appuie sur un bouton et ces deux-là se figent jusqu’au lendemain.

A chaque fois que j’allais m’acheter un paquet de cigarettes, je guettais pour voir s’ils laissaient échapper un indice, ou si une égratignure laissait voir des circuits imprimés sous la peau.

En vain…

Et puis voilà que l’autre fois, je tends un billet de 20€ pour payer, et le gars m’annonce 11,30€. Je gratte dans le fond de mon porte-monnaie et je rajoute une pièce de 2€, une pièce de 0,20€ et une pièce de 0,10€, histoire de récupérer un billet de 10€ au lieu d’un tas de monnaie.

Il a hésité un moment, clignant des yeux, et je me suis dit « Ha, le robot a un bug, il essaye de relancer le programme ».

Et il me rend un billet de 10€ et deux pièces de 1€. Soit 1€ de trop (je précise pour les nuls en calcul mental).

Moi j’ai été élevée avec l’idée qu’on ne vole pas les gens (bien qu’aucune précision ne m’ait jamais été donnée sur les robots, lacune éducative que je pourrai reprocher à mes parents la prochaine fois qu’ils me gonflent), alors je lui ai rendu une pièce.

Et là…miracle…alleluia… IL A SOURI !!!!

Un vrai sourire, la totale : les lèvres qui remontent largement au-dessus des dents et qui s’étirent haut vers les oreilles. Un pétillement dans les yeux.

Après 4 ans, un truc comme ça, ça m’a remuée, vous imaginez bien. Ils seraient humains en définitive ? Capables d’émotions et d’expressivité ? Waouh !!!

Et puis, le lendemain, j’ai vu un reportage sur les progrès technologiques de la robotique, et les succès dans tout ce qui concerne l’imitation. De plus en plus on crée des machines capables de se rapprocher de l’humain et de l’imiter à la perfection.

Et le doute est revenu.

Hier, la femme m’a fait un clin d’œil suspect. Ils savent que je sais ! Et je sais qu’ils savent que je sais. Peut-être même qu’ils savent que je sais qu’ils savent que je sais, allez savoir !

Depuis le temps qu’on me le dit, il est vraiment temps que je me décide à arrêter de fumer. Si ça se trouve, après le rachat de tous les magasins de sacs par les chinois, tous les bars-tabacs sont aux mains d’une confrérie de Cyborgs.

Il faudrait une nouvelle mention d’avertissement sur les paquets de cigarettes « Fumer augmente considérablement le risque de rencontrer Terminator ».

Je passe dans la clandestinité et j’organise la lutte.

 

Par charlie - Publié dans : bizarre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 21:19
Comme chaque année, je vous livre les titres qui m'ont accompagnée et nourrie pendant les 12 mois qui viennent de s'écouler. Ils ne sont pas forcément récents !
Je sais que je n'ai pas été très prolifique ces derniers mois, mais ça reviendra, promis, juré. J'ai au moins 15 articles tout prêts dans ma tête, il faut juste que je retrouve le goût d'écrire, au lieu de me contenter de jouer avec les mots dans mon petit cerveau.
En attendant, merci à tous ceux qui, IRL ou par messages, me poussent à reprendre et m'envoient leur affection. C'est toujours un plaisir de voir que j'ai autant de fans !
Bonnes fêtes de fin d'année à tous...
Par charlie - Publié dans : listes
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 19:44

Il y a un truc qui m’épate toujours dans les films. Au début, on voit un gus (généralement beau gosse, ça aide) qui est poursuivi par des méchants : aliens, CIA, KGB, terroristes, assassins (rayez les mentions inutiles). Il rencontre une nana (plutôt pas mal faite elle aussi, sinon où serait l’intérêt d’aller au cinoche ?) et lui explique ses problèmes.

Et PAF ! en 2 coups de cuillère à pot, la nana le croit, décide de l’aider, casse son livret A pour lui, et, bien souvent, finit dans son plumard. Nous, spectateurs, nous savons que le type dit la vérité. Mais pas elle, elle n’a pas vu le début du film, elle était au maquillage. Elle croit donc ce qu’il lui raconte sans aucune preuve. C’est fou, non ?

Sincèrement, dans la réalité, quelqu’un vous aborde et vous demande de le cacher chez vous parce que le FBI veut sa peau en raison d’un document ultra-confidentiel sur lequel il est tombé par hasard en ramassant une enveloppe dans le métro, et que depuis 2 mois il parcourt la planète en essayant de sauver sa peau ; vous le croyez et vous le cachez ?

Ou vous faites le 18 pour le faire interner d’urgence ?

On est bien d’accord, vous avez tendance à opter pour la 2e solution.

C’est pourquoi  je vais vous demander beaucoup d’indulgence quand vous allez lire la prochaine phrase, et vous supplier de NE PAS APPELER les secours, je vais parfaitement bien, je suis en pleine possession de mes facultés mentales.

Ma voiture est hantée.

Voilà, c’est dit.

Depuis 2 jours, un fantôme a pris possession des lieux et refuse de lâcher. Inattendu, n’est-il pas ? On savait les spectres friands des maisons, mais progrès oblige, les voilà amenés à s’en prendre aux véhicules.

C’est sans doute le premier cas répertorié, un honneur dont je me serais aisément passée, je dois l’avouer.

Quand j’ouvre la portière, elle se met à faire des bruits de claquements, et les lumières intérieures clignotent à toute vitesse, on croirait un mauvais trip  techno sous acide. Quand je referme la porte, les vitres se baissent. Quand je bloque le volant, le voyant de l’alarme se met à clignoter. Quand je verrouille tout, les vitres s’ouvrent de nouveau et le klaxon émet un faible bruit.

C’est assez flippant.

Il parait que les fantômes se manifestent quand ils ont un message à faire passer aux vivants ou quand il sont morts sans que quelque chose ait été réglé (la note du gaz, leur assassin, l’emplacement du trésor de Rackham le Rouge…).

Ouais, ben moi je n’ai pas envie de m’amuser à essayer de décoder des messages d’outre-tombe dans le langage des vitres électriques ou le tac-tac de la fermeture centralisée ! Avec le bol que j’ai, c’est le fantôme de Khadafi qui hante ma Skoda et il va me demander  de zigouiller tous les américains avant de me foutre la paix. Bordel de crotte de flûte de zut !

Je ne peux même pas me dire que je vais revendre la voiture en douce, ni vu ni connu, et refiler le bébé à quelqu’un d’autre. Qui va m’acheter un véhicule aux vitres animées d’une vie propre en plein hiver ? Personne !

D’autant qu’avec la chance que j’ai, Khadafi serait capable de me suivre et de s’installer dans la nouvelle voiture.

Fuck !

Comme il faut bien faire quelque chose, j’ai pris RDV au garage pour « réparer » tout ça. Je me dis que l’ectoplasme va peut-être se dire « oh, la grosse nullarde, elle n’a même pas pigé qu’elle est dans une situation à la M. Night Shyamalan, et qu’elle a une mission » et qu’il va foutre le camp pour aller hanter un vélo, une trottinette ou un 35 tonnes.

J’espère juste que le garagiste ne va pas avoir droit à des manifestations terrifiantes pendant la réparation (le fantôme risque de croire à une espèce d’exorcisme version 21e siècle et tenter de résister), du genre chalumeau qui s’allume tout seul et pont qui se baisse brutalement, ou pneus qui se mettent à tourner sur eux-mêmes en hurlant « GONFLE-MOI ! ».

D’une la facture risque d’être salée si je dois rembourser tout un tas de matos endommagé. Et de deux j’aimerais bien éviter d’avoir à fournir des explications.

Mais je ne peux pas le prévenir du risque, n’étant pas une bimbo hollywoodienne à gros seins, il ne me croira pas et je me retrouverai à l’asile.

Vous n’entendrez plus jamais sonner une alarme de voiture en pleine nuit sans un léger frisson…

 


Par charlie - Publié dans : bizarre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 novembre 2011 4 24 /11 /Nov /2011 20:35

Ces derniers mois, je suis beaucoup allée en boîte de nuit, presque toutes les semaines à vrai dire. J’ai toujours adoré ça, le boum-boum qui résonne dans tout le corps, la musique qui emplit les oreilles, et danser.

Mais j’aime aussi énormément me poser dans un coin, et observer les gens.

Dans la boîte où je vais, il y a toujours ces 2 filles, pas vraiment des bombes il faut bien le dire. Leur truc, c’est de se pointer, légères et court vêtues (encore qu’on puisse argumenter si ces quelques centimètres carrés de tissu qu’elles déposent sur leur anatomie peuvent encore être qualifiés de vêtements), et de se déhancher avec vigueur, et de piètres tentatives de lascivité, au balcon, près de la cabine du DJ. Elles montrent leur derrière, quittent leurs fringues et finissent généralement en sous-vêtements. Bon, ok, et après ?

Il y a aussi ce gus, la cinquantaine loin d’être sémillante, qui hante les lieux. La semaine dernière, il s’est pointé vers moi, vêtu d’un improbable pull jacquard en acrylique, probablement offert par tata Jacqueline pour son anniversaire en 1974. Un des gros inconvénients en boîte, c’est que le niveau sonore oblige à s’approcher très très près des autres pour pouvoir leur parler. Quand il m’a adressé la parole, je me suis pris au bas mot l’équivalent olfactif de 14 pintes de Kro mixées avec 5 décennies  de mauvais soins dentaires. Son accent prononcé l’a catalogué comme « Raymond, l’agriculteur qui descend une fois par semaine à la ville pour tenter de trouver une bonne femme, hanches larges et pas rechigneuse à la besogne ». Et là, il me sort la technique de drague la plus époustouflante qui soit « Oh ! Ton mec il est là ? » (prononcez cette phrase à voix haute en mettant l’accent du terroir un peu empâté par le houblon, et vous aurez une idée du grand frisson de terreur qui a couru le long de ma moëlle épinière). J’aurais pu sortir une réponse sarcastique et lapidaire dont j’ai le secret, mais les effets des effluves embierrés et la surprise m’en ont empêchée. Je souhaite malgré tout bon courage à Raymond dans sa quête éperdue de sa future trayeuse de vaches.

Pendant longtemps, je me suis demandée pourquoi les gens arrivaient en boîte si tard, mais je pense que j’ai enfin compris : le temps de préparation ! Il faut les voir toutes ces petites louloutes, 3h de travail au bas mot ! Les cheveux tellement lissés qu’ils n’ont même plus l’air naturels, des fringues tout droit sorties du dressing de Clara Morgane (et on imagine les essayages successifs de tenues sous l’œil blasé de la petite sœur encore trop jeune pour faire de même). Quant au maquillage, je me contenterais de dire qu’il vaut mieux qu’elles montent sur la balance AVANT de se maquiller. Si elles le faisaient APRES, elles deviendraient anorexiques dans la seconde, tellement le poids affiché leur ferait peur.

La pénombre clubbesque étant charitable, grâce à tous leurs artifices, même la plus hideuse des filles passe pour une gracieuse jouvencelle.

MAIS, et c’est la question que je me pose tout le temps, quand ces petites pépettes ressortent un garçon à leur bras, que se passe-t-il dès que la lumière du jour les atteint ? Parce que là, aucune dissimulation n’est plus possible, et le savant maquillage qui embellit se révèle pour ce qu’il est.

Il peut y avoir déception pour le garçon qui, fidèle à son sexe, considère qu’une lichette de parfum et une noisette de gel dans les cheveux est le summum pour sortir.

Je me dis qu’il serait au final sans doute plus judicieux d’aller guincher les cheveux sales et en pétard, habillées de vieilles fringues pourries, sans maquillage (voire même en accentuant les cernes et les défauts), et en insistant sur tous les côtés négatifs de sa petite personne.

Au moins, on peut considérer que si un garçon les drague malgré tout, il ne pourra qu’être agréablement surpris de les voir débarquer le lendemain, à la lumière du jour, coiffées, légèrement maquillées et vêtues de charmants atours.

Des fois, mon propre génie m’éblouit !

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 7 octobre 2011 5 07 /10 /Oct /2011 12:42

Un jour, il y a fort longtemps, vous avez été jeunes. Je sais, c’est difficile de se remémorer ces temps anciens, mais souvenez-vous : vous aviez 18 ans, ou 19, ou 20…

Et grâce à :

- La générosité de votre grand-mère chérie

- L’héritage de votre oncle d’Amérique

- Les gains d’un été à suer dans un boulot à la con

- Le sacrifice de votre maman qui avait économisé sous à sou depuis vos 10 ans,

vous aviez enfin en poche la somme nécessaire pour passer votre permis.

Ah….le permis ! Le sésame pour la liberté, la promesse d’une autonomie complète, l’idée de ne plus être tributaire des horaires des bus ou de la disponibilité de vos potes plus âgés. Des mois que vous en rêviez !

En tremblant un peu, vous avez poussé la porte de l’auto-école (mûrement choisie après des semaines à comparer les tarifs, la réputation et le taux de réussite de toutes les auto-écoles des environs), et vous vous êtes inscrits.

Première étape : le code. Forcément, à devoir jongler entre votre emploi du temps scolaire ou professionnel et vos diverses obligations, vos cours de code avaient toujours lieu tard en fin de journée ou tôt le samedi matin. Une médaille devrait être décernée à tous ces jeunes qui endurent des heures d’étude du code dans des locaux soit surchauffés, soit glacés, dans une pénombre soporifique, à regarder des diapositives (et n’allez pas croire que l’avènement du DVD a rendu les choses plus agréables).

La préparation à l’examen du code ressemble plus au bourrage de crâne d’une boîte à bac qu’à un réel apprentissage des règles de conduite. Il s’agit avant tout d’apprendre quels types de pièges peuvent être présentés lors de l’examen qu’autre chose.

Soyons clairs, combien de fois dans votre vie de conducteur avez-vous rencontré les situations vraiment tordues qu’on vous propose à l’examen ? Le cadrage des photos fait tout pour que vous ne puissiez pas voir de prime abord le feu rouge caché dans un coin, alors que dans la vraie vie, vous le verriez sans souci.

L’examen de code, c’est un peu comme jouer à « Où est Charlie ? », sauf qu’au lieu d’un petit bonhomme en marinière, on cherche l’indice piégeux.

Allez hop ! 2e médaille pour les valeureux lauréats du code au premier coup !

 

En général, après le code, vous avez eu droit au simulateur. Ça, c’est fendard ! Assis dans un siège qui remue, un volant entre les mains, vous avez conduit une bonne demi-heure. De quoi se croire le héros d’un jeu vidéo. Ayez une pensée compatissante pour ces jeunes d’aujourd’hui, élevés à GTA, et qui se jettent sur le simulateur, en écrasant les piétons, brûlant tous les feux, et créant des accidents, par pur réflexe. Ils ont passé des week-ends entiers à jouer à ce jeu, et ne savent plus faire autrement (bon, il y a des exceptions, comme la jeune Célia, qui s’excuse à chaque fois qu’elle fait une entorse au code de la route dans GTA).

 

Et alors, arrive l’étape ultime, la plus terrifiante : la voiture.

La vraie.

Celle qui cale, celle qui va trop vite, qui va trop lentement, celle qui a une fâcheuse tendance à se jeter sur les autres véhicules, celle qui a plein de bitogniaux à bouger, de lumières qui s’allument, de « biiiiiiip » qui retentissent.

Rappelez-vous votre première fois…

Souvenez-vous de vos entrailles qui se sont liquéfiées quand vous avez embrayé (et que la voiture a, en général, fait un bond de 80 cms en avant).

Sentez-vous de nouveau les litres de sueur que vous avez laissés sur le dossier du siège conducteur au fil des heures ?

Vous avez sans doute tous gardé dans un coin de votre cerveau la trace de ce monstrueux premier créneau à gauche, qui vous a pris environ 15 minutes, et que vous avez négocié sous les klaxons rageurs des 15 automobilistes coincés derrière vous.

Je suis certaine que vous êtes encore capables, après toutes ces années, de revoir très clairement le visage horrifié de la mémé que vous avez été à deux cheveux d’écrabouiller.

Je crois qu’une troisième médaille s’impose pour tous ceux qui ne s’enfuient pas en hurlant et en pleurant à l’issue de leur première heure de conduite, en jurant de ne plus jamais se déplacer autrement qu’à pied. Non ?

 

Je passerais pudiquement sur le passage du permis, et son cortège d’inspecteurs tous plus patibulaires, sadiques, et mauvaise-haleineux les uns que les autres. Réveiller vos souvenirs est une chose, provoquer 6 mois de cauchemars en est une autre.

 

Mais merde, avec tous ces souvenirs, vous ne pourriez pas arrêter de klaxonner, d’engueuler et de pourrir tous ces pauvres gamins dans les voitures école, bande de moules ?

Par charlie - Publié dans : vie quotidienne
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 16:41

Le bras articulé de mon aspirateur a eu les yeux plus gros que le ventre il y a 15 jours. Il a englouti un truc inconnu qu’il n’a pas réussi à avaler complètement. Le machin est resté coincé quelque part, et n’est jamais arrivé jusqu’à l’estomac aspiratorial.

Et du coup, ça fonctionne beaucoup moins bien. C’est fou ce qu’un aspirateur qui n’aspire plus n’a aucune espèce d’utilité !

J’ai essayé pas mal de solutions pour remédier au problème :

Gentille : j’ai cajolé mon aspi, je lui ai promis que plus jamais je ne lui ferais aspirer les petits grains de la litière des chats, que dorénavant je prendrais bien garde à ne pas le cogner contre les murs, que je n’autoriserais plus mon godzilla de mini-têtard à l’utiliser. Apparemment, je n’ai pas convaincu l’engin.

Menaçante : l’air de rien, je lui ai expliqué le sort réservé aux ustensiles qui ne remplissent plus leur office, que je les mets dans un coin du jardin à pourrir lentement en attendant de faire le voyage à la déchetterie où ils terminent leur existence misérable dans la puanteur et l’opprobre. Aucun succès.

Soumission : je me suis résignée à passer l’aspi à 4 pattes à l’aide du seul tuyau, espérant qu’après 2 ou 3 fois, il prendrait pitié. C’est vrai que c’est pratique d’être le nez au sol pour retrouver les attaches de boucles d’oreilles ou les toutes petites vis qui se sont échappées. Mais je dois avouer qu’une fois les WC nettoyés, j’en ai déjà marre, et je rechigne à me cogner tout le reste. Je n’habite pas un palace, loin de là, mais enfin, bon…

Bref, rien n’y fait, le bras reste bouché. Je regarde l’aspi, qui semble me fixer de ses 2 boutons marche et rembobinage. Je tente de déchiffrer son expression : se fout-il de moi en ricanant intérieurement, ou est-il sincèrement désolé de ce bras défectueux ? C’est difficile à dire, les aspirateurs savent cacher leurs émotions. J’aimerais juste qu’il m’adresse un signe, un petit signe de rien du tout, que je sache quoi faire de lui.

Par charlie - Publié dans : mésaventures
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

le temps passe

Janvier 2012
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30 31          
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés